Gaz butane et sucre : Les créances non encore payées représentent plus de 2 mois de subvention

Gaz butane et sucre : Les créances non encore  payées représentent plus de 2 mois de subvention

Caisse de compensation à fin octobre 2017

La charge globale de la subvention du sucre au mois d’août 2017 a enregistré une hausse de 2% aussi bien en quantité qu’en valeur.

La subvention allouée à la Caisse de compensation a atteint 11,25 milliards de dirhams à fin octobre 2017, a indiqué récemment le ministère des affaires générales et de la gouvernance. 1,2 milliard de dirhams de ce montant ont été prélevés des fonds propres de la Caisse, à savoir 77% de l’enveloppe globale de compensation.

Se référant aux données statistiques de la charge de compensation livrées par le ministère, 3,55 milliards de dirhams sont affectés à la subvention de sucre et 7,7 milliards alloués à la subvention du gaz butane au 31 octobre 2017.  Quant aux créances non encore payées et dues aux sociétés de gaz butane et de sucre, elles sont à hauteur de 2,442 milliards de dirhams, dont 1,76 milliard de dirhams affectés au gaz butane et 673 millions de dirhams au sucre. Ces créances non payées représentent un peu plus de deux mois de subvention aussi bien pour le gaz butane que pour le sucre, précise la même source. La Caisse rappelle dans ce sens que la loi de Finances 2017 avait prévu une dotation budgétaire globale de compensation de l’ordre de 14,65 milliards de dirhams pour soutenir les prix à la consommation du gaz butane, du sucre et pour financer les mesures d’accompagnement à l’ONEE. Au niveau sectoriel, entre 2016 et 2017, l’évolution de la charge de compensation du gaz butane a connu une hausse d’à peu près 53%. Cette augmentation est attribuée à celle des cours du gaz sur les marchés internationaux et au changement de la structure des prix de gaz butane en 2016. Pour sa part, la charge globale de la subvention du sucre au mois d’août 2017 a enregistré une hausse de 2% aussi bien en quantité qu’en valeur. Ainsi, l’augmentation globale de la charge de compensation cette année sera de l’ordre de 28% comparé à l’année dernière.

Ces chiffres arrivent dans un contexte marqué par le positionnement du Maroc en tant que porte d’entrée vers l’Afrique. Sur le plan énergétique, plusieurs pays ont à cet égard manifesté leur intérêt pour sceller de nouveaux partenariats avec le pays dont la Chine, le Japon, le Canada, la Russie et le Portugal.

Le ministère évoque à ce titre l’ambition des entreprises russes d’accompagner le Maroc dans la modernisation de ses projets énergétiques. Il cite dans ce sens le terminal de regazéification, le pipeline et la construction d’unités de production d’électricité d’une capacité de 2.400 mégawatts. A ce stade, le Maroc veut diversifier les pays d’importation. En plus clair, des négociations se font entre le ministère de l’énergie et les mastodontes comme Gazprom. Plus encore, le ministère des affaires générales et de la gouvernance a dévoilé que des discussions ont été menées pour la mise en place d’un stockage stratégique régional sous-terrain de gaz pour alimenter les marchés marocains et africains. Pour le secteur sucrier, le Maroc s’est également fixé comme objectif de réduire sa dépendance en sucre vis-à-vis de l’étranger. A ce niveau, le pays est parvenu a assurer durant les 3 dernières années 50% des besoins en sucre de son marché national. Les rendements moyens de cette denrée sont de l’ordre de 12 tonnes de sucre à l’hectare.

Dans le cadre du Plan Maroc Vert, l’objectif final est d’atteindre une superficie de 5.046 hectares réservée à la culture de la betterave sucrière, indique la CDC.

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