GES: La diplomatie économique au beau fixe

GES: La diplomatie économique au beau fixe

La cinquième édition du GES poursuit encore sur son élan, ponctuée de séances plénières et de workshop, traitant tous d’innovation et d’initiatives entrepreneuriales.

La première journée s’est clôturée par une satisfaction de la ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération, M’Barka Bouaida, puisque ce sont 600 femmes entrepreneurs qui ont répondu présent. Un score dépassant, en effet, les attentes des organisateurs qui tablaient sur 500.

Côté participants, ce sont 4.500 personnes dont 2.000 étrangères qui ont fait le déplacement alors que 300 seulement étaient attendues. 390 journalistes sont venus, par ailleurs, couvrir l’événement. «Cette journée est la preuve d’un Maroc en mouvement et jeune. Il devient une terre d’accueil d’événements internationaux». Une constatation avancée par la ministre. Reste que cette première journée a été marquée par une grosse affluence au détriment de certains discours. Toujours est-il que les principaux messages retenus ont fortement valorisé la position de la femme dans l’échiquier économique. Les intervenants sont unanimes sur cette question et rappellent la volonté royale orientée dans ce sens.
«Une capsule de l’événement est en train de tourner aux Nations Unies, ce qui permet d’envoyer des messages clairs de la part du Maroc au regard de la femme entrepreneur et de sa volonté de la valoriser davantage». Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la CGEM, n’omettra pas de le souligner compte tenu des vœux très forts du Souverain et du président des Etats-Unis d’ancrer la culture d’entreprise au Maroc tout en intégrant la politique du genre dans son processus de développement économique. Et dans sa contribution, la CGEM a sélectionné 55 start-up, selon des critères d’éligibilité clairs, l’innovation représentant le principal.
«Les personnes primées bénéficieront d’une enveloppe pouvant aller jusqu’à 50.000 dollars permettant le financement d’une partie du projet. Il est clair, par ailleurs, que les autres entreprises seront accompagnées en mentoring et networking. Le but étant de les pérenniser toutes», déclare la patronne des patrons. Pour rappel, la Confédération compte 92% de PME parmi ses membres. «Nous n’avions pas la start-up encore mais aujourd’hui c’est fait».
L’après GES est très important pour que son impact soit réel sur le tissu économique. Le Maroc, qui s’inscrit dans une logique de coopération Sud-Sud, affirme sa position de hub régional. Son rapprochement avec les Etats-Unis est politique et devrait déboucher aussi par la signature de plusieurs conventions. La diplomatie économique rentrant dans la valse.
La très forte affluence lors de l’événement a également été soulignée par le président du CESE, Nizar Baraka.  «450 B to B et 5 millions de connexions Internet ont été réalisés en seulement une journée, ce qui est, à mon sens, une réussite».
Le programme concocté par les organisateurs s’adresse en large partie aux jeunes…
Le président du CESE rappelle les objectifs principaux qui ont permis d’orienter le contenu du programme. «Etudier l’entrepreneuriat innovant, promouvoir la culture entrepreneuriale, développer l’esprit d’initiative et assurer la durabilité des projets en représentent les principaux». M. Baraka rappelle, en effet, les enjeux d’un tel programme par rapport à la création de richesse immatérielle. Une telle initiative permet au final de s’intéresser aux problèmes du Sud et comprendre que les NTIC ont permis de passer outre les obstacles. Tels sont les enjeux de l’entrepreneuriat social et solidaire. «Il s’agit maintenant de passer à l’action et voir comment faire pour trouver des sources de financement. L’établissement de ponts avec les autres pays africains est aussi une priorité», conclut le président du Conseil économique, social et environnemental. Ce n’est que de cette manière que la boucle sera bouclée…
Pour l’heure, les débats continuent et la clôture de la première journée, effectuée par Jill Biden, pour la partie américaine, reflète l’importance d’un tel événement. Il s’agit de la seconde dame des Etats-Unis d’Amérique. Dans la même journée, son époux, en l’occurrence Joseph Biden, vice-président des Etats-Unis, a été reçu par le Souverain au Palais royal de Fès.
La symbolique est forte. L’initiative, positive et intelligente. La création d’un écosystème propice à la création de richesse et donc d’emplois permettra de faire reculer les tensions sociales. Sur le plan géostratégique, l’alliance avec les Etats-Unis permettra de contrecarrer la mouvance terroriste dans les zones sensibles en Afrique qui menace ces derniers mois toute la région. Tout est lié.

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