Gestion de la ville: Benabdellah et Birou tablent sur des villes plus «résilientes»

Gestion de la ville: Benabdellah et Birou tablent sur des villes plus «résilientes»

«Les villes échouent dans l’intégration des nouveaux arrivants, la ségrégation, la pauvreté et les tensions sociales peuvent être des conséquences».

Les propos sont ceux de Nabil Benabdellah, ministre de l’habitat et de la politique de la ville, prononcés en ouverture du débat de la conférence internationale qui a eu lieu, mercredi 9 décembre à Rabat, sur «la migration et les dynamiques urbaines» en présence de Anis Birou, ministre chargé des Marocains résidant à l’étranger et des affaires de la migration, et Volkmar Wenzel, ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne.

Cette rencontre était une occasion de présenter les expériences en matière de gouvernance locale de la migration, de mettre en exergue les enjeux et les défis auxquels sont confrontées les villes face au phénomène migratoire et de discuter sur les approches permettant de comprendre les relations entre les pratiques spatiales des migrants et les dynamiques urbaines. Ainsi le Maroc considéré récemment comme terre d’accueil des migrants, présente les mêmes tendances internationales de concentration des migrants dans les villes.

De ce fait, transformer le phénomène migratoire en un facteur de réussite du développement urbain constitue un défi pour les villes. «Il est difficile d’aborder la question migratoire et sa relation à la ville sans la mettre en perspective de l’engagement ferme du Maroc, en faveur du renforcement de l’Etat de droit et ce qu’il suppose en termes de droits humains, sociaux et économiques de chaque personne présente sur le sol de notre pays», a indiqué M. Benabdellah.

Avant d’ajouter que «la ville doit, en effet, intégrer les migrations, quelles que soient leurs origines, comme une composante majeure des dynamiques urbaines pour produire des politiques et mettre en œuvre des actions qui permettent à chacun de vivre en leur sein et de prévenir tout comportement de nature à produire de la stigmatisation, de l’exclusion, du rejet ou de la fragmentation. Cela nous amène bien évidemment à la nécessité de faire de nos villes des espaces accueillants, favorisant le dynamisme économique, culturel et social, des villes attractives à l’investissement et génératrices d’emplois et de richesses… des objectifs résolument inscrits dans le fondement même de la politique de la ville que nous menons».

De son côté, M. Birou a signalé que «nous sommes tous responsables de créer, de mettre en œuvre et de réaliser les conditions d’un vivre-ensemble dans lequel chacun contribue par la diversité à enrichir la communauté.

Une communauté qui, pour sa part, sait reconnaître et valoriser les différences et offre l’espace tant physique que social du vivre-ensemble». Par ailleurs, cette rencontre a été marquée par deux panels thématiques. Le premier s’est focalisé sur les approches pour rendre les villes plus «résilientes» face au phénomène migratoire.

Alors que le deuxième panel a traité le rôle clé des villes dans la définition des conditions-cadres générales et l’adaptation des structures urbaines afin d’optimiser la contribution des migrants dans une perspective de cohésion sociale.

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