Gestion des déchets industriels : Le Maroc se prête au jeu

Gestion des déchets industriels : Le Maroc se prête au jeu

Bien qu’elle soit en état embryonnaire, la gestion des déchets industriels commence à gagner du terrain. Une démarche à la fois économique et environnementale qui s’impose en tant que nécessité dans un Maroc qui bouge et qui produit.

Les entreprises industrielles nationales se trouvent aujourd’hui face à un défi majeur celui de rationaliser ses intrants et les mettre au service de l’écosystème. De même, la gestion des déchets industriels est une aubaine pour les opérateurs économiques désirant de se positionner sur cette filière pour en faire un secteur producteur de valeur pour l’économie nationale. Ces points ont été relevés lors de l’atelier professionnel sur les défis réglementaires et économiques de la filière de gestion des déchets industriels tenu, lundi 21 octobre 2013, à Casablanca.

Une occasion pour rassembler l’ensemble des acteurs pour présenter les orientations générales de la valorisation de ce type de déchets ainsi que la structuration d’un cadre juridique approprié. «Le Maroc a mis en place un dispositif juridique qui est assurément un élément fondamentale mais qui doit être accompagné par une approche pédagogique expliquée», apprend-on de la direction de Sita. Les responsables ont par ailleurs souligné la nécessité d’introduire des mesures incitatives pour amener l’ensemble des acteurs à adhérer à cette logique et de les inscrire dans un schéma de contrôle et de sanction pour en conséquence bannir l’informel qui sévit dans le secteur depuis très longtemps.

La réalisation de ses objectifs dépend par ailleurs de l’innovation. Ainsi de nouveaux modèles de gestion ont été présentés, en l’occurrence la bourse des déchets initiée par la commission développement durable de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et mise en place par le Centre marocain de production propre (CMPP).

«Cette plate-forme virtuelle est dédiée à l’organisation de l’échange de déchets (matériaux) à travers la mise en relation, entre les industriels qui cherchent une filière pour leurs déchets-ressources et ceux qui recherchent une matière première secondaire pour leurs procédés», indique pour sa part Hanane Hanzaz, directrice générale du CMPP.

Rappelons que le Maroc produit 1,5 million de tonnes de déchets industriels annuellement dont 250.000 tonnes de déchets dangereux et 6.600 tonnes de déchets médicaux. De ce total, 23% uniquement sont recyclés au moment où 73% sont évacués en décharges et 4% utilisés en valorisation énergétique.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *