Ghellab fait du charme aux Français

Ghellab fait du charme aux Français

A Paris, Karim Ghellab a eu d’intenses activités. De conférences en débats en passant par des signatures d’accords et de conventions bilatérales, le ministre de l’Equipement et du Transport avait en effet un agenda chargé lors de sa visite la semaine dernière dans la capitale française. Pour ce qui est des accords, deux arrangements administratifs entre les deux pays ont été signés. Le premier porte sur la sécurité routière alors que le second concerne le jumelage entre les services déconcentrés des ministères des transports français et marocains.
Concernant les conférences, Karim Ghellab en a tenu deux. La première, qui a eu lieu mercredi dernier au siège du MEDEF (patronat français) et avait pour thème le «Partenariat public-privé en matière de financement, de réalisation et d’exploitation des infrastructures de transport».
Lors de la seconde conférence, donnée jeudi soir à Paris sur le thème «l’internationalisation des entreprises marocaines», devant les étudiants et les cadres de l’Europeen School of Management, le ministre a dévoilé les grandes lignes de la politique d’investissement du Maroc. Il a souligné que le Maroc est un formidable gisement d’opportunités et un champ très fertile à la croissance notant par ailleurs que les entreprises marocaines sont loin d’être des multinationales. L’idée même qu’elles puissent le devenir a été écartée par M. Ghellab dans la mesure où elles n’ont pas de grandes implantations à l’étranger. « Elles ont une vocation nationale consistant en la création de produits destinés aussi bien au marché intérieur qu’à l’exportation », a-t-il précisé dans des propos relayés par l’agence MAP en citant l’exemple de la Royal Air Maroc, qui détient 51 % de Air Sénégal International. Face à la mondialisation, les entreprises nationales doivent donc répondre à un certain nombre de critères, à savoir la filialisation, l’exportation sur les marchés étrangers et l’établissement de partenariats. Et encore, les groupes les plus aptes à réussir leur entrée dans un monde économique d’échanges commerciaux à volonté sont ceux exerçant dans les secteurs classiques comme le textile et la pêche, le tourisme, ainsi que dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), a poursuivi le ministre.
S’attardant sur ce volet de la mondialisation, Karim Ghellab a mis en exergue les réalisation du Royaume dans ce domaine qui se caractérise notamment par la conclusion des accords de libre-échange avec l’Union européenne, les Etats-Unis, la Turquie ainsi qu’avec d’autres pays arabes.
«Ces accords, véritables outils de développement, permettront une ouverture à l’internationalisation des entreprises marocaines», a-t-il estimé, faisant remarquer que les entreprises marocaines exportatrices ont besoin d’un soutien financier pour la prospection des marchés étrangers et d’outils pour la couverture des risques comme c’est le cas dans les pays européens.

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