Grâce au Fonds vert pour le climat : Le Souss se lance dans l’agriculture intégrée et durable

Grâce au  Fonds vert pour le climat : Le Souss se lance dans l’agriculture intégrée et durable

Le département de l’agriculture commanditera le 3 mai prochain une étude de faisabilité technique et financière pour le développement de l’agriculture intégrée, durable et résiliente face aux changements climatiques dans la vallée du Souss, et qui coûtera 5,8 millions DH.

Le ministère de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts lancera un ambitieux projet dans la région du Souss-Massa et qui porte sur le développement de l’agriculture intégrée, durable et résiliente face aux changements climatiques dans la vallée du Souss, financé dans le cadre du  Fonds vert pour le climat.

Le département de l’agriculture commanditera le 3 mai prochain une étude de faisabilité technique et financière pour le développement de l’agriculture intégrée, durable et résiliente face aux changements climatiques dans la vallée du Souss, et qui coûtera 5,8 millions DH. Et qui portera sur un diagnostic et une faisabilité technique et financière approfondis pour la préparation à la mise en œuvre d’un projet de développement agricole intégré, durable et résilient face aux changements climatiques des périmètres traditionnels de la vallée du Souss.

Ce dernier constituera un modèle de croissance économique accélérée malgré les changements climatiques. Sa réalisation se fera sur la base des principes de résilience face aux changements climatiques, de développement à faible émission de carbone et d’économie des eaux souterraines.

Conduit par l’Office régional de mise en valeur agricole du Souss-Massa (ORMVASM), le projet vise principalement trois objectifs, à savoir préserver les ressources en eaux souterraines et utiliser efficacement les eaux de surface à travers l’adoption de système d’irrigation localisée et des mesures d’adaptation au changement climatique, améliorer la gestion des bassins hydrographiques , et renforcer la résilience de la petite agriculture  dans la vallée du Souss, en particulier l’oléiculture qui est la principale culture de la vallée.

Le projet s’étend sur une superficie d’environ 20.000 ha et cible une population d’environ 9.000 agriculteurs. La zone du projet se situe à cheval sur 3 provinces: Agadir Ida Outanane, Chtouka Ait Baha et Taroudant. Elle englobe les périmètres traditionnels de la vallée du Souss, à savoir: le périmètre irrigué d’Issen traditionnel qui se situe à environ 50 km au sud-est d’Agadir, sur la route principale reliant Agadir à Taroudant. Il s’étend sur la rive droite de l’Oued Souss avec une superficie de l’ordre de 4.447 ha. Le périmètre du Souss traditionnel qui est constitué d’un ensemble de petits périmètres, situés de part et d’autre de l’Oued Souss, compte essentiellement de petites exploitations en polyculture sur une superficie totale d’environ 15790 ha.

D’après le département de l’agriculture «le projet se concentrera sur trois questions clés qui sont d’ordre à permettre à la vallée du Souss de réaliser ses objectifs de développement en dépit des changements climatiques, tout en s’alignant sur la contribution déterminée nationale et le plan national de l’eau du Maroc. Il s’agit des questions relatives à l’amélioration de l’approvisionnement en eau, l’économie d’eau souterraine, et  la cogestion des bassins versants et le renforcement des capacités en matière de pratiques agricoles durables».

Et d’ajouter que «le projet mettra en œuvre des actions visant le renforcement de l’efficacité du système gestion de l’irrigation en l’occurrence l’instauration de systèmes innovants pour réduire la pression sur les eaux souterraines, la protection des bassins hydrographiques et une meilleure gestion des eaux souterraines, la mise en place de nouveaux réseaux d’irrigation collective et l’installation de système d’irrigation localisée à la parcelle pour les agriculteurs. D’autres actions sont également incluses dans le projet pour soutenir et renforcer la capacité des agriculteurs et des institutions locales en matière d’adoption de pratiques agricoles durables».

En effet, les régions du sud du Maroc sont particulièrement les plus exposées aux effets du changement climatique. Dans ces zones où se situe la vallée du Souss, l’activité agricole, l’irrégularité des précipitations avec une sécheresse de plus en plus récurrente conduisent à une augmentation de la demande en eau agricole alors que l’offre y est limitée. La demande en eau agricole y est estimée a 994 mm3).

Or, la politique de mobilisation des ressources superficielles avec 6 grands barrages n’a permis de disposer que d’une capacité de régularisation totale comprise entre 345 et 364 mm3. Dans le même temps, les capacités des nappes du Souss et du Massa, pour leur exploitation durable, ne dépassent pas en moyenne 318 et 41 mm3, respectivement. Il en résulte un déséquilibre entre l’offre et la demande en eau agricole qui se traduit par une surexploitation des ressources souterraines et un déstockage annuel des nappes compris entre 100 et 350 mm3/an.

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