Groupe des 20 : Paris et Washington veulent des taux de changes plus flexibles

Groupe des 20 : Paris et Washington veulent des taux de changes plus flexibles

La France comme les Etats-Unis ont demandé lors d’une réunion du G20 jeudi à Nankin des taux de change plus flexibles et plus de coordination contre la volatilité des marchés, tandis que la Chine, accusée de sous-évaluer le yuan, affichait sa volonté de coopération. Le président français Nicolas Sarkozy a profité de ce «séminaire de haut niveau» pour esquisser la réforme du système monétaire international qu’il veut voir engager, qui implique notamment un rôle et des moyens d’intervention accrus pour le Fonds monétaire international (FMI). Dans ce cadre, il a prôné un élargissement à la monnaie chinoise des Droits de tirage spéciaux (DTS), qui sont des réserves internationales gérées par le FMI actuellement basés sur un panier de quatre monnaies (dollar, euro, livre et yen). «N’est-il pas temps aujourd’hui de s’accorder sur le calendrier de l’élargissement du panier du DTS à de nouvelles monnaies émergentes, comme le yuan ?», a lancé M. Sarkozy devant les ministres des Finances, gouverneurs de banques centrales ou professeurs d’économie réunis dans l’ex-capitale impériale chinoise. La proposition française de donner plus de moyens au FMI est soutenue par le prix Nobel de l’économie Robert Mundell, présent à Nankin. Le président de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, a souligné que le yuan devrait auparavant devenir «pleinement convertible».De son côté, le secrétaire américain au Trésor Timothy Geithner a insisté sur la nécessité de «politiques flexibles de taux de change afin de mieux absorber les chocs en permettant aux politiques monétaires de s’adapter aux situations de chaque pays», selon le texte d’un discours transmis à la presse. Le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a exposé lors d’un déjeuner la réforme qu’il envisage pour le FMI, afin de rendre le système monétaire international moins vulnérable aux mouvements brusques de capitaux. Ce système «n’est pas brisé, mais il y a de graves lacunes», selon M. Strauss-Kahn qui voudrait notamment permettre au FMI de lever des fonds en émettant des obligations libellées en DTS.

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