Halieutis : Cap sur le développement durable

Halieutis : Cap sur le développement durable

Le thème de l’édition 2017 en parfaite harmonie avec les engagements du Royaume

Les opérateurs apprécient aussi bien les opportunités d’affaires que l’accès aux toutes dernières actualités et innovations qu’offre ce carrefour d’affaires, d’échanges, de réflexions prospectives et d’innovations qu’est le salon Halieutis.

Une nouvelle édition du Salon Halieutis est organisée du 15 au 19 février à Agadir. Placé sous le Haut patronage de SM Mohammed VI, le Salon Halieutis tient sa 4ème édition sous le thème «Le secteur halieutique : un enjeu de développement durable». Le choix de cette thématique émane des engagements du Royaume dans la préservation des écosystèmes marins lors du sommet de la COP22. Un engagement qui se concrétise lors de cette édition par la panoplie des professionnels du secteur de la pêche d’ici et d’ailleurs qui se regroupent autour des solutions innovantes permettant de réduire l’impact des activités humaines sur l’environnement marin qu’il s’agisse de l’industrie de transformation ou de la pêche artisanale, côtière ou encore hauturière. Si les trois premiers jours – du 15 au 17 février – sont dédiés aux professionnels, au quatrième jour de cette édition et comme il est de tradition, le salon ouvrira ses portes au grand public pour une visite-découverte de deux jours de la richesse et des spécificités du patrimoine halieutique marocain. Des experts nationaux et internationaux animeront, tout au long de l’événement, des débats et conférences autour du thème de cette année. Des rencontres B to B entre les différents participants et des ateliers de travail sont également prévues.

Une plate-forme de rencontre des professionnels africains des secteurs de la pêche et de l’aquaculture

Depuis sa création en 2011 dans le cadre de la stratégie nationale de développement du secteur halieutique et de promotion des produits de la mer «Halieutis 2020», le salon a su s’imposer pour devenir l’une des plus grandes plates-formes d’affaires du genre en Afrique.

Organisé par l’Association du Salon Halieutis sous l’égide du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime, cet événement international a su séduire et fidéliser au fil des éditions les acteurs mondiaux de la filière.

Les opérateurs apprécient aussi bien les opportunités d’affaires que l’accès aux toutes dernières actualités et innovations qu’offre ce carrefour d’affaires, d’échanges, de réflexions prospectives et d’innovations qu’est le salon Halieutis.

Six pôles

Le succès des précédentes éditions et la campagne de promotion mondiale lancée par l’Association Halieutis ont mobilisé les professionnels en provenance du monde entier. Cette 4ème édition du salon confirme ainsi son statut de vitrine africaine des métiers de la pêche et de l’aquaculture du continent et 39 pays partenaires, des dizaines de milliers de visiteurs et plus de 255 exposants nationaux et internationaux. Et à l’instar de chaque édition, cette quatrième édition est organisée en six pôles. Notons que le premier est dédié à «Flotte et Engins de pêche» qui est un espace d’exposition à la disposition des chantiers navals et autres équipementiers de la pêche maritime. Le deuxième pôle est consacré à la «Valorisation et process» dédié aux industries du conditionnement et de la valorisation des produits de la mer avec 1.000 m2 supplémentaires cette année. Le troisième pôle est l’espace «International» où les entreprises et institutions étrangères du secteur halieutique exposeront savoir-faire, produits et services. Quant au quatrième pôle, «Institutionnel», il est spécialement réservé aux institutions publiques et privées impliquées dans le secteur halieutique au Maroc, ainsi qu’aux sponsors du Salon Halieutis 2017. Le cinquième pôle est pour sa part consacré à l’animation. Il s’agit d’un espace pédagogique destiné au grand public et en particulier aux jeunes qui pourront découvrir l’univers de la pêche et de l’aquaculture. Le dernier pôle est «Formation» regroupe les institutions spécialisées en la matière.

Un enjeu et des engagements

Les organisateurs du Salon international Halieutis ont retenu pour cette 4ème édition une thématique dont l’objet est de tracer les contours d’une exploitation pérenne des ressources halieutiques : «Le secteur halieutique : un enjeu de développement durable». Un enjeu qui s’inscrit pleinement dans les priorités environnementales de la COP22. Un sommet qui a vu la totalité des Etats et des ONG participants s’engager en faveur de la protection des océans contre les effets du réchauffement climatique et la surexploitation des océans.

Des objectifs majeurs pour le Royaume qui les a pris en compte dès la genèse du Plan Halieutis. La durabilité en particulier est érigée en priorité nationale pour le pays présidant la COP22 et qui se veut un modèle en matière de préservation des richesses naturelles. Depuis son adoption, le Plan Halieutis tente de concilier des objectifs en apparence incompatibles mais en réalité totalement complémentaires : le développement, l’emploi et la protection de l’environnement, garanties de la durabilité de la ressource. Les uns complètent les autres, puisque les impératifs sociaux et économiques ne doivent pas occulter la nécessaire protection des écosystèmes. En effet, une trop grande pression sur les milieux marins aurait inéluctablement débouché sur le déclin de la ressource et donc du secteur. Le Royaume a de ce fait été à la pointe du combat en faveur de la protection des milieux marins. Bien avant la tenue du sommet de la COP22, en novembre 2016, le Royaume a adhéré à plusieurs conventions internationales et instruments juridiques internationaux relatifs à la préservation des ressources halieutiques et des écosystèmes marins. Il a également été à l’origine de l’initiative de la «Ceinture Bleue» présentée lors du sommet de la COP22. Sur le terrain, une multitude de mesures visant la protection du littoral et des fonds marins a été – ou est – en cours de réalisation. Le projet de la ceinture bleue est l’une des initiatives d’envergure.  Convaincu de la nécessité d’un modèle de croissance bleue innovant et durable, le gouvernement du Maroc, à travers le département de la pêche maritime (DPM) et l’Institut national de recherche halieutique (INRH), a présenté avec la FAO ainsi que d’autres partenaires lors de la COP22 l’initiative «Ceinture Bleue» qui s’inscrit dans le package pour l’Afrique. Package de solutions concrètes, cette feuille de route vise à la fois l’adaptation et la contribution à l’atténuation des effets du changement climatique. Cette initiative constitue un cadre fédérateur favorable à l’émergence d’une économie halieutique sobre en carbone, à faible empreinte écologique sur les écosystèmes marins côtiers. Rappelons que le but escompté est de faire de l’écosystème côtier marin africain un espace de développement économique durable. La dimension financière est prise en considération. Ainsi, chaque projet d’atténuation et d’adaptation présenté dans le cadre de l’initiative «Ceinture Bleue» pourra bénéficier dès 2020 de financements internationaux (100 milliards de dollars).

Plusieurs projets pour la durabilité

Le souci de la préservation de la ressource et de sa durabilité a été concrétisé par plusieurs projets de réhabilitation et de protection de la ressource. Parmi les projets mis en place, nous notons la création des Aires marines protégées. Ces AMP constituent un élément vital des stratégies de conservation de la diversité biologique marine aux niveaux national, régional et international. Le département de la pêche maritime a également créé des récifs artificiels dans la bande littorale pour préserver les ressources, garantir une exploitation durable et une meilleure valorisation des ressources. L’immersion de récifs artificiels sur des fonds appauvris favorise la fixation de la faune et de la flore, ce qui permet une recolonisation des fonds marins et conduit à un enrichissement des ressources halieutiques. Sur le plan aménagement dans le cadre de l’axe durabilité de la Stratégie Halieutis, des plans d’aménagement et des mesures de gestion des grandes pêcheries ont été mis en place afin de préserver les ressources halieutiques nationales et garantir leur durabilité. Ces plans d’aménagement, qui couvrent actuellement 94% des ressources halieutiques nationales débarquées, visent la préservation de la ressource halieutique, l’accroissement de la valeur ajoutée, la pérennisation de l’activité, la rentabilisation des investissements ainsi que la promotion sociale. En plus de tous les efforts cités, un programme national d’élimination des filets maillants dérivants a été mis en place. Ce programme, financé à hauteur de 256 millions DH, a été mis en place en 2010 par le département de la pêche maritime en concertation avec les représentants institutionnels de la profession, et par la suite, avec les marins, a pour objectif l’élimination totale des filets maillants dérivants. Par ailleurs, et en raison de la dégradation de l’environnement marin de la région méditerranéenne, un plan d’aménagement global adapté aux particularités de ces pêcheries a été adopté.

Un projet de gestion intégrée des zones côtières a également été initié. C’est dans ce contexte qu’un projet de Gestion intégrée des zones côtières «GIZC» dans la zone de l’Oriental a été mis en place. D’une durée de cinq ans, il est financé grâce à un don du Fonds de l’environnement mondial (FEM), de l’ordre de 5,18 millions de dollars US.

La France, invitée d’honneur

Le Salon international Halieutis accueille la France et ses opérateurs en invités d’honneur du 15 au 19 février 2017. Partenaire commercial d’importance, la France soutient également la modernisation du secteur et développe une coopération scientifique intense avec le Maroc.

Il est à souligner que la France est le quatrième client des produits halieutiques marocains. Notons que la qualité des produits marocains est appréciée du consommateur français. Rappelons dans le même cadre que le Français consomme annuellement 35,2 kg de produits issus de la pêche et de l’aquaculture.

Sur ce volet, le label à succès, le «Made in Morocco», ne cesse de gagner du terrain sur ce marché fortement concurrentiel. En 2016, les exportations des produits de la pêche marocains sur le marché français ont atteint près de 980 MDH, en progression de 6% par rapport à 2015. Les habitudes de consommation des Français montrent une grande préférence pour les conserves et les semi-conserves. En 2016, ces produits ont représenté 746 millions DH.

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