Handling : le ballet se poursuit

Handling : le ballet se poursuit

Après l’espagnol Flightcare, une société portugaise est en passe de devenir le troisième opérateur marocain dans le handling. La SPDH doit en effet négocier directement à partir de la semaine prochaine la concession d’une licence dans les aéroports de Marrakech, d’Agadir et de Casablanca, d’après des déclarations faites à Lisbonne mercredi dernier. L’offre portugaise, retenue en deuxième position sur une «short list» de trois candidats sur six, serait très proche de celle de l’espagnol «Flightcare», premier de la liste, et devancerait largement l’offre du troisième candidat, la française «Europe Handling». Propriété du transporteur « Air Portugal» (TAP) et de la compagnie privée (Portugalia), la SDPH s’était associée à la compagnie espagnole Globalia et la compagnie privée marocaine Regional Air Lines, pour soumissionner, dans le cadre d’un consortium, à l’achat de cette licence d’assistance au sol. Comme prévu, les groupements retenus lors de ce premier classement, doivent négocier directement avec le gouvernement marocain. C’est un processus qui s’inscrit dans la logique de l’opération de l’appel d’offres, souligne-t-on à l’ONDA. Des pourparlers seront engagés successivement avec les six candidats par ordre de classement. Pour le moment, toutes ces offres sont au stade d’étude, le choix définitif dépendant des négociations finales dont l’issue interviendra courant ce mois de décembre. La libéralisation du handling profitera doublement à l’ONDA. D’abord, en améliorant la qualité des prestations dans les aéroports, mais aussi du fait que toutes ces compagnies payeront des redevances à l’Office en fonction du matériel utilisé. En ce qui concerne le personnel, des dispositions stipuleraient que les futurs opérateurs n’embaucheront que du personnel marocain sauf dans le cas où les compétences recherchées ne sont pas disponibles au Maroc. Rappelons que la RAM est jusque-là le principal opérateur sur le secteur. L’activité handling fait appel à un effectif élevé de personnel dans des opérations diversifiées. A Royal Air Maroc, ce sont 1200 personnes qui sont affectées à cette activité, à travers les 15 escales du Maroc. Une bonne partie de ce personnel sera reversée chez les nouveaux opérateurs, la compagnie de transport excluant pour le moment tout licenciement. S’il est très tôt pour se prononcer sur l’impact de cette ouverture, il est aussi très tôt pour se prononcer sur le succès de l’opération pilotée par l’ONDA. Les trois aéroports concernés pour le moment, celui de Casablanca, Agadir et Marrakech font ensemble six millions de passagers, avec pour la plateforme casablancaise une moyenne de 3,5 millions ces dernières années. Il s’agit donc des aéroports les plus rentables, où il est facile de trouver des opérateurs pour le handling. En revanche, pour Tanger et Nador entre autres, il s’agit d’une autre paire de manches. Les prévisions de FCC, chef de fil du consortium formé avec la compagnie turque Celebi et le groupe pétrolier marocain Oismine, tablent sur un chiffre d’affaires de 70 millions d’euros au Maroc d’ici à 2010. Ce plan concerne les trois aéroports. En attendant la décision finale qui doit tomber avant la fin de l’année, l’administrateur délégué de l’entreprise portugaise, Angelo Esteves s’est dit « modérément optimiste », selon « Canal de Negocios ». Si tout va bien, il sera fixé d’ici la fin de l’année.

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