High-tech : « détachez vos ceintures et allumez vos portables »

Début 2007, Air France fera un essai de six mois de ce nouveau système sur des liaisons moyen-courrier, à bord du premier Airbus équipé pour l’utilisation des mobiles.
Dans cet A318 d’un nouveau genre, s’affichera un signal rouge "no-mobile" au décollage et à l’atterrissage, en lieu et place de la consigne "no-smoking".
Une fois à 3.000 mètres d’altitude, les voyageurs pourront utiliser leur GSM ou leur Blackberry pour passer des appels, envoyer et recevoir des SMS ou des courriels, sans risque d’interférence avec les systèmes de navigation de l’avion.
Les compagnies portugaise TAP et britannique BMI devraient elles aussi tenter l’expérience l’an prochain. Sur le plan technique, le système crée un mini-réseau dans l’appareil. Tous les appels convergeront vers un même point dans l’avion, pour être redirigés via satellite vers l’opérateur, qui renverra l’appel vers le réseau habituel de l’utilisateur.
Les compagnies aériennes devront débourser quelques centaines de milliers de dollars pour s’équiper et percevront des commissions sur les bénéfices dégagés par ce service, facturé environ 2 dollars la minute. Intérêt : fidéliser la clientèle affaires, avide de connections permettant de travailler à bord. Les jeunes, friands de SMS, sauront également apprécier, fait valoir OnAir, qui prévoit dans un deuxième temps d’équiper les avions de l’accès à Internet.
«L’équipage aura la possibilité de désactiver le système ou de le limiter aux SMS pendant les périodes de repos, par exemple la nuit sur long-courrier», assure M. Cooper.
Autre point noir: le complot terroriste présumé déjoué à Londres en août a entraîné un durcissement des mesures de sécurité en vol et jeté la suspicion sur l’usage des portables en cabine.
Jusqu’ici, les tentatives pour connecter les passagers en vol ont été un échec. Les téléphones équipant certains long-courriers, accessibles au moyen d’une carte de crédit, sont un flop commercial en raison des tarifs.
Quant au géant américain Boeing, qui avait développé un système de connexion à Internet haut débit, il vient de l’abandonner "faute de réponse satisfaisante du marché".

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