High-tech : Échangez des coups de main sur Internet

Depuis, jeudi 15 juin, le site Web Troc-services.com vous permettra de proposer vos compétences à d’autres particuliers, en échange de celles que vous ne possédez pas. Une heure d’espagnol contre une heure de jardinage, par exemple.
Ce site, qui se présente comme « le nouvel eBay des services », permettra en effet de faire du troc de services au quotidien entre particuliers. D’autres ont déjà eu cette idée, comme Troctout ou France-troc, mais Troc-services se veut une plate-forme d’échanges, pas simplement de mises en relation.
Le principe consiste à permettre à tout internaute de trouver ce qu’il cherche, grâce à un système de monnaie d’échange, baptisée le « sol ». En s’inscrivant au service, gratuit jusqu’à la fin de l’année 2006 (par la suite, une cotisation annuelle de 5 euros pourrait être demandée), l’adhérent reçoit 20 sols.
Ensuite, s’il accomplit un service (soutien scolaire, pose d’étagère, tonte de gazon, etc.), il reçoit un crédit de 10 sols. « Nous partons du principe que tous les services rendus ont la même valeur », indique Arnaud Guirouvet, fondateur du site. Tout service d’une heure accompli est donc facturé 10 sols. Si le temps effectué est double, le tarif passe à 20 sols, et ainsi de suite.
Cette monnaie virtuelle permet de mettre en place une bourse d’échanges, dans laquelle un internaute A rend service à un internaute B, qui trouvera son bonheur auprès d’un internaute C, tandis qu’un internaute D donnera un coup de main à l’internaute A, etc. Troc-services instaure aussi un système de notation, qui permettra d’évaluer une prestation et de connaître la qualité des intervenants à l’instar des vendeurs sur un site comme Priceminister.
Troc-services espère, grâce à la gratuité, séduire d’ici à la fin 2006 environ 200 000 adhérents, chiffre qui peut paraître très ambitieux. « C’est jouable, car il y a un vrai besoin dans la société. Nous arrivons au bon moment », estime le fondateur du site. Si la formule fonctionne en France, le concept pourrait s’exporter, dans les pays où le troc est bien ancré dans les mentalités.« En Belgique et au Canada, par exemple, ça marcherait bien ».

Source : 01net

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