Hongrie : le FMI et l’UE mettent en garde le gouvernement

Le Fonds monétaire international (FMI) et l’Union européenne ont averti le gouvernement conservateur hongrois qu’il devait prendre des «décisions difficiles» dans l’assainissement des finances publiques, notamment au niveau des dépenses, tout en notant que la politique de Budapest constituait «une base appropriée». Frappée très sévèrement par la crise internationale, la Hongrie n’avait évité une banqueroute d’Etat en octobre 2008 que grâce à un prêt de 20 milliards d’euros du FMI, de la Banque mondiale et de l’UE, un prêt, dont la Hongrie n’a toutefois pas utilisé toutes les tranches et qui expire en octobre 2010. Face au coup de semonce du FMI et de l’UE, le gouvernement, dirigé par Viktor Orban, a souligné dimanche sa volonté de poursuivre les réformes structurelles. L’UE a également réclamé du gouvernement hongrois plus de «détails» et de «clarté» sur les réformes structurelles envisagées dans les domaines de la santé et des transports en commun, évoquant même des projets, à ce stade, «incompatibles avec les lois communautaires». Le gouvernement hongrois escompte 650 millions d’euros de recettes annuelles en 2010 et 2011 avec la taxe sur le secteur financier. Grâce aux mesures d’austérité du gouvernement précédent de Gordon Bajnai, la Hongrie a retrouvé une confiance, fragile, auprès des marchés et a pu se passer des deux dernières tranches du prêt du FMI et de l’UE en novembre 2009 et en février 2010. Faute d’accord avec le FMI et l’UE, le pays ne pourra cependant pas tirer la prochaine tranche du crédit et, même s’il n’en a pas besoin dans l’immédiat.

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