Horaire normal ou continu ?

Lors de la dernière séance des questions orales, mardi dernier à la chambre des conseillers, le ministre de la fonction publique et de la réforme administrative, M’Hamed El Khalifa, a été interpellé au sujet du projet sur l’application de l’horaire continu dans les administrations.
Depuis quelques années, à l’approche de la période estivale, ce débat ressurgit et à peu près à la même époque de l’année. En effet, le 21 juin 2001, cette question avait fait l’objet d’une question orale. A l’époque, le ministre chargé du dossier, Aziz El Husein avait déclaré que l’instauration d’un tel système entre dans une vision d’une réforme globale de l’administration. Cette année, les interrogations ont porté sur les résultats de l’étude destinée à l’adoption de l’horaire continu dans les administrations publiques.
Cette enquête, selon les dires de M. M’Hamed El Khalifa est parvenu entre les mains de la primature. Le même ministre a précisé que le document sera soumis ultérieurement au conseil du gouvernement. Au niveau de la procédure, cette étude a fait l’objet d’une commission ministérielle qui a tenue plusieurs réunions. Ces dernières se sont penchées sur les différentes mesures et les initiatives nécessaires à la mise en place de ce mode de fonctionnement. Si dans d’autres pays, l’application de l’horaire continu s’est réalisée dans le but d’une optimisation des services administratif, au Maroc, le dernier débat avait particulièrement mis en avant, une certaine épargne de l’énergie, en raison notamment de la réduction des trajets des fonctionnaires. De même, une théorie sur la diminution du taux de pollution était envisagée. Pour l’heure, le ministre a tenu à émettre une distinction. C’est ainsi que le ministre a mis l’accent sur «la nécessité d’éviter de faire le lien entre l’horaire continu et l’horaire d’été». Et il a ajouté que : «le premier a un rapport direct avec la modernisation de l’administration marocaine alors que pour le second il s’agit d’une mesure normale qui peut-être prise dans le cadre des règlements en vigueur».
Concernant les administrations, il existe un décret royal numéro 85, qui réglemente les horaires de travail (des établissements publics, des collectivités locales, les établissements d’Etat et les services exploités par voie contractuelle), dont la troisième disposition donne la prérogative au chef des administrations de fixer celles qui conviennent «au bon déroulement de leurs services ». en revanche, le ministre de la fonction publique a été explicite en ce qui concerne l’application de l’horaire d’été dans les administrations centrales. Selon lui, «ledit décret ne contient pas de dispositions claires permettant l’adoption de cet horaire des services en question». Cet été les salariés marocains vivront à deux rythmes.

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