Hôtellerie de luxe: Casablanca et Rabat montent en puissance

Hôtellerie de luxe: Casablanca et Rabat montent en puissance

Les performances hôtelières sont «luxueuses» pour Casablanca et Rabat. Les établissements d’hébergement haut de gamme de la métropole, tout comme ceux de la capitale administrative du Royaume, ont connu un engouement sans précédent au premier trimestre de l’année.

Casablanca et Rabat ont réalisé à fin mars un taux d’occupation de 62,3% dans ce segment hôtelier. Ce taux de remplissage, au premier trimestre de l’année, s’inscrit en hausse de 2,5% par rapport à la même période de l’année précédente. C’est ce qui ressort d’une analyse récemment réalisée par le cabinet de conseil en tourisme, culture et hôtellerie «In Extenso».

Le baromètre des performances hôtelières au Maroc porte sur un panel de 75 hôtels marocains représentant les principaux groupes hôteliers du Royaume, totalisant près de 13.000 chambres. Au-delà de la reprise de la demande «haut de gamme et luxe» à Casablanca et Rabat, le «milieu de gamme» des deux villes (communément classé en 4 étoiles) a nettement perdu en taux d’occupation. A fin mars, ce segment a réalisé un taux d’occupation de 56,2% en retrait de 14,6%. La tendance est la même au niveau des établissements hôteliers économiques de Casablanca et Rabat. Pour 74,3%, les hôtels économiques des deux villes ont affiché des taux d’occupation en repli de 4,5% au premier trimestre de l’année.

La recette moyenne par chambre louée (RMC) oscille entre 600 et 1.560 dirhams. Selon le baromètre d’«In Extenso», la RMC affichée dans les hôtels haut de gamme est de 1.560 dirhams au titre des trois premiers mois de l’année, soit une baisse de 1,7%. Celui des établissements «milieu de gamme» se fixe à 819 dirhams, reculant ainsi de 1,2%. La RMC s’est nettement appréciée au niveau des hôtels économiques. Le chiffre dégagé est de 606 dirhams en hausse de 3,5%.

En outre, les établissements hôteliers de luxe de Casablanca et Rabat ont vu leur «revenu moyen par chambre disponible» grimpé de 0,7% au premier trimestre atteignant ainsi les 971 dirhams. La tendance est contrastée au niveau du «milieu de gamme» où les hôtels œuvrant dans ce segment ont réalisé un revenu moyen de 460 dirhams fléchissant ainsi de 15,7%. Le revenu moyen par chambre disponible dégagé au niveau des hôtels économiques de Casablanca et Rabat s’est situé à fin mars autour de 451 dirhams perdant ainsi 1,2% de sa valeur.

Si Casablanca et Rabat se sont distinguées en hôtellerie de luxe, Marrakech table, pour sa part, sur le «milieu de gamme». Les hôtels 4 étoiles de la ville ocre ont réalisé au premier trimestre de l’année un taux d’occupation de 52,1% en amélioration de 4%, au moment où les établissements haut de gamme et économiques ont affiché des taux de remplissage en repli, respectivement de 6,6 et 9,7%. En termes de recette par chambre louée, les hôtels luxueux de Marrakech ont généré une moyenne de 1.285 dirhams en progression de 1,4% tandis que les deux autres segments (milieu de gamme et économique) ont réalisé des recettes moyennes de 660 dirhams (-3,1%) et de 373 dirhams (-1 %). Le revenu moyen par chambre disponible observé à Marrakech va pour sa part, de 232 dirhams pour les hôtels économiques (-10,6 %) pour atteindre les 604 dirhams pour le haut de gamme (5,3%).

Les hôtels 4 étoiles ont réalisé des revenus moyens de 344 dirhams en hausse de 0,8%. En revanche, le baromètre établi par «In Extenso» démontre un ralentissement des performances hôtelières à Agadir. Le segment haut de gamme de la ville n’a pas été comptabilisé par le cabinet de conseil. En revanche, les hôtels «milieu de gamme» et économiques ont affiché, quant à eux, des taux d’occupation en baisse respective de 6,5 et 18,8%. Le revenu moyen par chambre s’est également inscrit en repli dans la capitale du Souss. L’étude met en relief, à fin mars, un repli de 0,6% dans les 4 étoiles d’Agadir (860 dirhams) et de 5,9% dans les hôtels standards (416 dirhams). Le revenu moyen par chambre disponible passe de 589 dirhams pour le milieu de gamme (-7,1%) à 241 dirhams dans les établissements hôteliers économiques accusant ainsi  une baisse à deux chiffres (-23,5%).

Notons que les autres villes marocaines ont affiché des performances hôtelières importantes aussi bien dans les établissements hôteliers de luxe que dans le milieu de gamme.
Les taux d’occupation affichés dans ces deux segments se sont améliorés de 18% pour le haut de gamme et de 9,1% pour les établissements 4 étoiles. Les établissements d’hébergement standard ont perdu au premier trimestre 13,1% de leur taux d’occupation.

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