Humeur : Comment se porte notre paysage pictural?

La gastronomie n’allant pas sans l’art, ces deux sciences s’accommodent souvent aisément. Au Maroc, le paysage pictural est plutôt gris.
Comment se porte notre paysage pictural ? Plutôt mal – Merci Docteur… répondent en choeur les jeunes et moins jeunes intéressés . A moins de porter des lunettes roses, la (sur)vie de nos jeunes artistes peintres est plutôt grise , c’est le moins que l’on puisse affirmer !
Et pour quelles raisons me direz-vous ? ils ont le soleil, la mer, la montagne… Et se nourrissent comme tout le monde le sait , d’amour et d’eau fraîche !
Soyons sérieux !
Force est de constater que le P.A.M «paysage artistique marocain»!!! est occupé par une brochette de peintres «officiels» presque des peintres sacralisés par le temps et les habitudes, notre paysage pictural se languit donc dans un train-train artistique pour tout dire étouffant… scandé par des auto hommages! S’il n’y avait la VILLA DES ARTS / fondation ONA , quelques banques assez frileuses dans leurs achats d’ailleurs et autres mécènes marocains et étrangers (je pense aux collections privées Xavier Guerand Hermes, Marquis de Contades, Slaoui) prompts à mettre la main au portefeuille, je vois mal comment certains jeunes espoirs pourraient prétendre à une reconnaissance ou tout simplement assumer le quotidien (le clos et le couvert, l’achat de toiles et de peintures etc).
A bien y regarder, nous avons en gros une dizaine de peintres qui monopolisent la scène artistique marocaine et qui en vivent, d’autres gloires sont mortes dans le dénuement le plus total, «in memoriam» Drissi, Gherbaoui ! j’en passe certainement et des meilleurs.
Et pendant ce temps là à l’arrière-boutique , tout un foisonnement de peintres talentueux , abstrait ou figuratif … La nouvelle peinture est là ! Elle piaffe à notre porte, saurons-nous lui ouvrir la porte à temps, avant qu’elle n’émigre à l’étranger?? ?
Le ministère de tutelle ne pourrait-il proposer un programme de soutien aux plus méritants (que devient cette Résidence d’artistes à Paris voulue par Feu S.M le Roi Hassan II ?). Ne trouverait-on l’occasion de créer un salon annuel de la jeune peinture ? Comme cela existait jadis.
Avons-nous aussi des galeristes qui «font» vraiment leurs boulots ? Et qui accompagnent leurs poulains en achetant leurs productions ?
Comment toiletter le «Mamouth» ? En ouvrant grandes les portes !

• Pandore

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