Humeur : Y’a-t-il une vie après le GUIDE MICHELIN ?

Le guide rouge dérange… le guide rouge gratte où il ne faut pas dans les cuisine de France et de Navarre, il est attendu chaque année avec le même mélange d’appréhension et de crainte par les chefs de cuisine français… Bibendum c’est le surnom donné au drôle de petit bonhomme en caoutchouc qui en voit de toutes les couleurs ( surtout cette année ) et pas seulement dans les nuances de rouge !
Attaqué à chaque parution avec une régularité métronomique… critiqué tantôt par certains suite à l’obtention d’une étoile qui paraît “filante”, méritée par d’autres…
Encensé… vilipendé… cette institution presque centenaire n’en finit pas d’agacer, d’intéresser et de créer des émules ! (voir aussi le Bottin Gourmand Gault et Millau , le Pudlo, etc.) Vous me direz que le Français est une race à part, sorti des plaisirs de la table ! nulle rémission…
reconnaissons qu’il n’a pas tout à fait tort ! cela fait aussi “parfois” son charme, même si pour certains outre atlantique (suivez mon regard acéré) il est vieillot , désuet , obsolète… comme me dirait un de mes amis : “Nous les emmenons à la campagne” ! Devant cette invasion de mal bouffe ou world bouffe généralisée, cette avancée des fast food (néfaste food, conviendrait mieux) il est sympathique sinon incontournable de pouvoir faire référence à un guide qui contre vents et marées , sans compromission financière , avec les failles de son système évidemment, affiche haut et fort une certaine qualité, une certaine idée de la gastronomie. Petites et grandes tables, petits hôtels et hôtels de charme… Passé ce couplet cocardier, l’idée pourrait faire son bonhomme de chemin afin qu’ on se décidât un jour à prendre le taureau par les cornes, nettoyer un tantinet les écuries du Roi Augias, classifier les restaurants au Maroc, ensuite, au delà de ce classement technique, d’aspect et d’accueil général, il serait bon qu’un éditeur, aidé par des subsides d’état – au moins pour son démarrage-), édite un bibendum marocain !
Pour exemple symptomatique…
Dernièrement, sur une chaine privée française, “LCI”, pour ne pas la nommer, un jeune chef d’entreprise de chez nous, chef de cuisine, bénéficiant de l’aide de la fondation EGF (électricité gaz de France) officiant à Lyon a pu assurer la promotion de son restaurant situé dans le vieux quartier des Chartrons
Ce sont de telles actions d’aide aux jeunes, appliquées au Maroc, et favorisant l’éclosion des talents qui seront à l’origine d’une vrai sélection, d’une saine émulation… Voilà des années que nombre de restaurateurs dans chaque grande ville du Maroc se battent afin de défendre les couleurs de la gastronomie marocaine et étrangère avec leurs moyens… Certains obtiennent des étoiles ; dommage qu’elles leur soient décernées par des confrères spécialisés à l’étranger.
Le vivier est énorme, la qualité est là ; encore faut-il faire sortir du bois le chef qu’il faut absolument découvrir ; l’évolution des tables au Maroc passera par cette saine émulation.
Il y va aussi de la crédibilité des restaurateurs, aussi bien que de l’offre qualitative que le Maroc se doit d’offrir à ses visiteurs et, surtout, à ses nationaux ! Voilà un sujet de débat que nos CRT (Comités régionaux du Tourisme) pourraient utilement relever.

• Pandore

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