Hygiène : le vide est comblé

Jeudi 27 décembre, la Chambre des représentants a adopté à l’unanimité le projet de loi sur l’hygiène dans le secteur avicole et le contrôle de la production. Très attendu, ce texte vient pour remplir un vide juridique immense dans le secteur avicole. Désormais, les opérateurs doivent disposer au préalable d’une autorisation administrative pour toutes les activités se rapportant au secteur telles que l’éclosion des oeufs, le transport et la distribution des volailles, en passant par la création d’abattoirs spécialisés. La nouvelle loi soumet également les fermes d’élevage, les poules et les couveuses à un contrôle sanitaire et de protection spéciale.
L’objectif étant de délivrer un certificat sanitaire officiel attestant de la bonne santé des volailles et de pouvoir bénéficier de subventions en cas de pertes ou d’abattage pour des raisons de santé.
Dans un souci de préserver la santé du consommateur, le texte interdit aux aviculteurs de nourrir ou vacciner leurs volailles par des produits chimiques non autorisés et insiste sur la nécessité de garantir des conditions appropriées en matière de transport obéissant aux règles d’hygiène. D’autre part, elle interdit de jeter ou d’enterrer les déchets issus de la production avicole hors des endroits autorisés à cet effet par l’administration.
Avec 220.000 tonnes de viandes blanches et 3 milliards d’oeufs, la production avicole nationale répond à tous les besoins nationaux, indiquent des statistiques du département de l’agriculture. Il faut rappeler par ailleurs que les investissements dans ce secteur, offrent 54.000 postes d’emploi directs et 160.000 indirects. Ils ont atteint en 2000 quelque 5 milliards de DH, alors que le chiffre d’affaires de la filière s’élève à 10 milliards de DH.

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