ICD : Bientôt une équipe locale au Maroc

ICD : Bientôt une équipe locale au Maroc

Entretien avec Farid Mohamed Masmoudi, directeur département développement et partenariat international à l’ICD

La Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD), filiale du Groupe Banque islamique de développement (BID), a organisé un Forum d’affaires, le 22 février 2016 à Casablanca. Cet événement avait pour objectif de mettre en relief les opportunités de financement offertes par l’ICD afin d’appuyer le secteur privé marocain.

ALM : La société islamique pour le développement du secteur privé vient de tenir un forum d’affaires à Casablanca. Dans quel cadre s’inscrit cette rencontre ?

Farid Mohamed Masmoudi : La Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD) est une institution multilatérale internationale appartenant au Groupe de la Banque islamique de développement. Le but d’ICD est de promouvoir le développement du secteur privé dans ses 52 pays membres. Cette présentation vise à engager un dialogue stratégique avec les décideurs économiques marocains en présentant nos orientations stratégiques au Maroc ainsi que les différents mécanismes de financement et d’investissement que nous mettons en place pour promouvoir le développement du secteur privé.

Qu’est-ce qui ressort du dialogue établi avec les opérateurs économiques marocains ? Et quelles sont les conclusions déduites lors de ce forum ?

Le forum a vu la participation de nombreux acteurs économiques marocains opérant dans les secteurs de l’infrastructure, de la banque, mais aussi de l’industrie. Nous avons senti un réel intérêt pour l’offre d’ICD au Maroc, et espérons aller de l’avant afin d’établir des liens solides avec les opérateurs marocains.
Notons que le Maroc a rejoint l’ICD en tant que pays membre en 2011. Nous avons eu ces dernières années des discussions avancées avec les opérateurs privés et publics marocains, ce qui nous a permis de mieux définir notre positionnement stratégique. L’engagement d’ICD au Maroc va se traduire par la mise en place d’une équipe locale, à partir d’avril 2016, qui nous permettra de nous rapprocher des décideurs économiques marocains et de construire avec eux sur la durée des liens solides.

Quel potentiel recèle la finance participative au Maroc ?

La promulgation de la nouvelle loi de Finances 2016 a permis d’établir le cadre juridique pour la mise en place des banques participatives. Cette étape est très importante dans l’émergence de cette industrie au Maroc. Nous pensons que le potentiel de la finance participative est très important dans la mesure où elle offrira des solutions de financement alternatives aux individuels mais aussi aux petites et moyennes entreprises, améliorant l’inclusion financière et l’accès au financement pour les PME, et favorisant ainsi le développement et le dynamisme du secteur privé marocain.

Quelles sont les principales orientations de l’ICD pour le Maroc ?

ICD poursuit une approche pluridimensionnelle pour accompagner le développement du secteur privé au Maroc. Cette dernière  espère jouer un rôle important dans l’aboutissement de la stratégie énergétique du Maroc en soutenant le développement des infrastructures. Nous souhaitons également promouvoir l’inclusion financière et l’accès aux financements alternatifs. De même, nous souhaitons accompagner le développement des entreprises dans leurs stratégies de croissance, que ce soit au Maroc ou en Afrique. Enfin, nous espérons jouer un rôle de catalyseur pour soutenir la diversification des marchés des capitaux en mobilisant des ressources pour les entités publiques et privées et en aidant à définir un cadre juridique pour l’émission de sukuk.

En termes de financement, quelles sont les opportunités offertes par l’ICD pour le secteur privé marocain ?

ICD offre un éventail large de financements et d’investissements pour promouvoir le développement du secteur privé. Nous souhaitons proposer des financements sous forme de PPP pour le développement des infrastructures. Pour les entreprises marocaines, nous souhaitons les accompagner à travers l’octroi de financements ou à travers des prises de participation dans des projets de croissance stratégique. Nous avons également l’ambition de créer un fonds d’investissement pour soutenir les PME marocaines et renforcer leurs capitaux propres.
Enfin, nous souhaitons proposer des lignes de financement pour les institutions financières marocaines qui serviront à financer les PME marocaines dans des secteurs variés. Nous sommes ouverts à l’ensemble des secteurs capables de nous permettre de remplir notre mandat de développement et de promotion du secteur privé. Cependant, nous accorderons une importance particulière pour les secteurs des infrastructures, de l’industrie et des institutions financières.

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