Agadir soigne son habitat

La ville d’Agadir est en voie de construire un nouveau pôle urbain. Ce projet vise particulièrement le relogement de plus de 1.000 ménages habitant dans un bidonville implanté dans une décharge publique. Le terrain choisi pour bâtir ce nouveau pôle urbain est situé à proximité de la surface commerciale de Métro-Agadir. Sur une superficie de près de 150 hectares, ce projet nécessitera une enveloppe budgétaire de 380 millions de DH, comprenant également l’équipement en eau, en électricité et en voiries. C’est le holding Al-Omrane qui est chargé de ce projet baptisé « Adrar».
S’inscrivant dans le cadre de l’opération «Ville sans bidonvilles » à l’horizon 2007, ce projet vise, d’une part, l’aménagement d’environ 1.130 lots économiques, plus de 200 lots de villas et 500 autres lots pour des habitats collectifs. D’autres parts, le projet « Adrar » prévoit également la réservation d’une superficie précise pour la construction, par des promoteurs immobiliers privés, de logements sociaux à faible Valeur immobilière totale (VIT) sur 80 hectares, répartis en 14 îlots de 5 hectares chacun. En fait, la ville d’Agadir compte plus de 12.400 baraques réparties sur 64 noyaux de bidonvilles. Une étude sur le terrain, dans le cadre de l’opération «Ville sans bidonvilles», a montré que pour déraciner complètement ces noyaux de bidonvilles, d’ici à fin 2007, il faut au minimum mener 16 opérations immobilières. D’ailleurs, parmi ces 16 opérations, 14 sont d’ores et déjà en cours notamment à Anza Oulya et à Hay Mohammadi.
Le site d’Anza Oulya, d’une superficie de 160 hectares, offrira à terme, pour le recasement de ménages, 4.078 lots. À Hay Mohammadi, par contre, la distribution de lots a déjà démarré depuis septembre dernier. Au fur et à mesure que les travaux de viabilisation du lotissement se poursuivent, ils sont aujourd’hui à 70 % réalisés, plus de 160 lots de recasement ont été d’ores et déjà alloués.
Il faut noter que cette opération d’éradication de ces habitats insalubres sera accompagnée de l’aménagement d’un parc au milieu de cette superficie avec une plantation massive d’un type d’arbres propre à cette région : l’arganier.
Au total, le programme d’éradication de l’habitat insalubre de cette ville balnéaire est étalé sur une superficie de près de 300 hectares. Divisé en deux phases, ce programme s’attaque, en premier lieu, à 6.165 baraques avec une contribution financière étatique de 56 millions de DH. La deuxième phase, en cours de lancement, concerne près de 6.248 ménages avec un coût global qui s’élève à 363 millions de DH et dont la participation de l’Etat est d’un montant de 153 millions de DH. Le département en charge de l’Habitat affirme que plus de 670 baraques ont été détruites, et ce durant la période allant de mars à novembre 2004.

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