Architectes : le syndicat libre élit son bureau

L’Ecole hôtelière de Mohammédia a réuni vendredi 16 décembre 2005 les membres du Syndicat libre des architectes du Maroc. Ces derniers ont été convoqués pour une assemblée générale. Objectif : constituer le nouveau bureau du syndicat. Suite à cette assemblée, l’architecte Hassan Manjra a été reconduit à la tête de ce syndicat pour un mandat de deux ans.
Le président qualifie cette assemblée comme étant «une réunion historique pour la profession». Une rencontre qui a été l’occasion pour les membres du syndicat de débattre du rapport moral et financier. «Nous avons passé en revue les actions principales menées par notre syndicat», déclare Hassan Manjra. Parmi ces actions citées figure le sit-in mené par le syndicat en 2002 devant l’Agence urbaine de Casablanca pour dénoncer une pratique illégale mais néanmoins courante. Il s’agit de la passation de marchés entre l’architecte et l’entrepreneur. Les membres du syndicat ont voulu dénoncer cette pratique illégale et ont protesté en menant cette action énergique.
Suite à cette manifestation, le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme à l’époque, Mohamed Mbarki a promis oralement de mettre fin à ce genre de pratique. «Nous n’avons pas eu de réponses écrites, mais le ministre de l’Habitat et de l’Urbanisme nous a promis de sommer les architectes d’arrêter ces marchés» explique Hassan Manjra.
En fait, le Syndicat libre des architectes du Maroc dispose de prérogative différente de celles de l’Ordre des architectes. Dans le but de renforcer les actions de ces deux instances, ce syndicat a décidé de s’allier avec l’Ordre des architectes. Une façon de conjuguer les efforts de ces deux instances. «Nous allons œuvrer main dans la main avec l’Ordre des architectes ainsi que toutes les autres institutions du secteur pour défendre ensemble la profession de l’architecte et le patrimoine national». Selon Hassan Manjra, le Syndicat libre des architectes du Maroc peut organiser certaines actions que l’Ordre ne peut pas mener.
L’exemple donné ici est celui des sit-in et autres marches de protestations. Aussi, cet organisme peut traduire en justice les architectes, administrateurs et promoteurs concernant cette histoire de passation de marchés. Cette offensive ne serait pas, selon le président du syndicat, en contradiction avec la volonté de défendre les droits des professionnels du métier. «En dénonçant les pratiques condamnables d’un architecte, nous défendons les intérêts des autres architectes», souligne Manjra.
Parallèlement à la présentation du rapport moral et financier, il a été décidé de créer des bureaux régionaux du Syndicat libre des architectes du Maroc dans des villes comme  Rabat, Marrakech et Agadir.

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