Bagarre autour du logement social

Bagarre autour du logement social

Le marché de l’immobilier comptera bientôt deux fédérations. A la Fédération nationale de l’immobilier (FNI), déjà existante, membre de la CGEM et qui compte 17 associations, s’ajoute une nouvelle entité qui naîtra dans les jours qui viennent. Un comité chargé de définir les modalités de sa création a d’ores et déjà été constitué dans le courant de la semaine dernière. Il compte essentiellement les promotteurs immobiliers, membres de l’Association des lotisseurs et promoteurs immobiliers de Casablanca (ALPIC).
Parmi eux se trouvent Youssef Benmansour, président de cette association, Saïd Sekkat du groupe immobilier Al Mawlid, Miloud Chaâbi de Chaâbi Liliskane, Anad Sefrioui, du groupe Addoha, Mohamed Ezzine El Alj du groupe Chaïmaa, Omar Chaâbi du holging Ynna, Chakib Mimi Lahlou du groupe Essalam, Amal Bennani Baïna du groupe Al Ayoubi Fal, Mohamed Alaoui Soce du groupe Driss Alaoui, Chakib Bennani du groupe Bennani, Karim Lamrini du groupe Lamzia Immobilier, Abdelhamid Zerhouani du groupe Najila, Azeddine Lahrichi du groupe Rochda et Karim Amor du groupe Jet Sakane. «A travers cette nouvelle structure, nous nous attacherons à définir les règles déontologiques devant présider à l’exercice de notre métier et à veiller à l’éthique professionnelle de nos adhérents», explique un communiqué des initiateurs de cette scission. Et d’ajouter : «Forte de la présence parmi ses futurs membres de prometteurs figurant parmi les plus actifs de notre pays et reconnus pour la qualité de leurs réalisations, tant au niveau des prestations qu’au niveau de la sécurité, la future fédération des promotteurs immobiliers constituera une étape importante dans le processus de développement de notre secteur».
Le bout du tunnel n’est donc pas encore en vue pour la FNI. Après plus d’une année de polémique, la fédération, qui réunit tous les acteurs du marché de l’immobilier au Maroc, a pu tenir son assemblée générale, le 22 novembre dernier, au cours de laquelle il a été procédé à l’élection d’un nouveau Bureau dirigeant. Jusque-là, tout semblait baigner dans l’ordre. Sauf que les résultats de cette élection a ravivé les vieilles rancoeurs. Jawad Bennani Ziatni, élu président, mais surtout Rachid Jamaï, premier vice-président du bureau fraîchement élu, ont été vivement critiqués, surtout de la part des promotteurs casablancais. «L’ALPIC a constaté avec amertume que sa proposition d’un bureau consensuel n’a pu rencontrer d’écho favorable. La candidature de M. Bennani ne posait pas de problème dans la mesure où cette voie permettait de sortir de l’impasse. Toutefois, cette candidature adossée et conditionnée par la présence de M. Jamaï dans le bureau en tant que premier vice-président nous ramenait à la situation antérieure particulièrement déplorable », peut-on lire dans un communiqué rendu public au lendemain de cette assemblée générale.
Ces préparatifs de création d’une nouvelle fédération n’est pas en mesure d’inquiéter la bonne marche de la structure déjà en place. Pour Rachid Jamaï, «une seule fédération de l’immobilier existe et fait partie de la CGEM. Des représentants de cette dernière ont d’ailleurs assisté à l’assemblée générale de novembre dernier qui s’est déroulée dans la légalité. Il est donc inutile de contester les résultats de l’élection du bureau». Et d’ajouter: «Ce nouveau bureau a même été invité par le Premier ministre à prendre part à un voyage très important, celui qui l’a conduit en Inde.
Nous avons également été sollicités pour la co-organisation de plusieurs événements qui touchent de près ou de loin le secteur. Pour moi, tout le reste n’est que des balivernes et propos tendant à créer la polémique».Si la nouvelle fédération met en exergue, comme première qualité, des activités consacrées uniquement à la promotion immobilière, M. Jamaï rétorque en mettant en avant le caractère global de l’action de la FNI qui « englobe tous les acteurs du marché immobilier marocain, à commencer par les promotteurs casablancais». «La FNI est une fédération nationale qui regroupe 17 associations représentant la totalité du territoire national. Le poids de chacune d’elle est le même malgré la différence du volume d’activités de chacune d’entre elles. Il est donc inadmissible d’accorder à l’ALPIC une importance plus grande que celle des autres associations», ajoute-t-il.
«Nous entendons également, dans le cadre de la politique de concertation instaurée par le gouvernement, contribuer à l’élaboration de textes législatifs et réglementaires régissant nos domaines d’activité et participer activement au succès de la politique menée par l’Etat pour la promotion du secteur de l’immobilier, et plus particulièrement en matière de lutte contre l’habitat insalubre », précise le communiqué des promotteurs casablancais. Mais pour l’actuel bureau de la Fédération nationale de l’immobilier, une telle initiative ne pourrait que faire régner l’anarchie dans un secteur qui a plus que jamais besoin de transparence et d’union, tant les défis qui l’attendent sont grands.

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