Bensaïd, un professionnel à la barre

Bensaïd, un professionnel à la barre

Le nouveau directeur de l’Ecole nationale d’architecture de Rabat s’appelle Mountassir Bensaïd. Il a été nommé par Dahir à la tête de cette institution le 1er juin 2005. À cette date, le nouveau DG se fixe plusieurs buts. Des objectifs qu’il avoue êtres ardus mais loin d’être irréalisables. La première mission à laquelle ce directeur fraîchement nommé s’est consacré est celle de la restructuration de l’administration centrale de l’ENA.
Une administration qu’il avait déjà l’occasion de fréquenter en tant qu’enseignant vacataire entre 1999 et 2004. Mountassir Bensaïd était donc conscient des problèmes de gestion administrative qui minaient l’ambiance de l’ENA. « J’ai senti qu’il fallait revoir toute la structure administrative pour pouvoir dispenser aux étudiants un enseignement de qualité », déclare Mountassir Bensaïd. Pour ce faire, l’intéressé veut gérer l’école à la manière d’une société anonyme « de façon à avoir un bilan à chaque fin d’année », souligne-t-il. C’est en se rapportant au système anglo-saxon, que le nouveau DG souhaite gérer la situation. «J’aimerais responsabiliser mon personnel et placer à chaque poste le profil adapté», ajoute Mountassir Bensaïd.
Une fois que sa tâche administrative basée sur la communication avant tout ait été bien ficelée, le directeur s’attelle à la réorganisation du volet pédagogique. Ceci, tout en préservant un climat de continuité. Pour cette année universitaire, 1800 étudiants se sont porté candidats pour intégrer l’ENA. Mais seuls 65 d’entre eux ont été admis. Ce chiffre est le résultat de l’installation des critères stricts en élevant la moyenne à 14/20 et en ajoutant une épreuve de commentaire de dessin.
Tous ces critères sont censés s’adapter à la vision du nouveau DG. En effet, ce dernier exprime son souhait d’élargir le profil de l’étudiant architecte lauréat de l’ENA. «Nous avons constitué une commission pour dresser le portrait robot d’un lauréat modèle».
Selon ce portrait-type, le lauréat de l’ENA devrait être un architecte généraliste. Généraliste selon M. Bensaïd, dans la mesure où il devra être à la fois un architecte concepteur, visionnaire, homme d’art et de culture et enfin anthropologue. Ce sont toutes ces caractéristiques auxquelles doit correspondre dorénavant un architecte lauréat de l’ENA.
Une tâche qui ne pourrait être réalisable selon l’initiateur qu’en recrutant des professeurs performants.
Le volet pédagogique est appelé donc à être renforcé en mettant l’accent sur la culture. « Nous allons alimenter davantage notre bibliothèque de sorte à ce que les étudiants développent leurs connaissances ». Une volonté de plus de la part de Mountassir Bensaïd.

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