Bensouda, un projet de taille pour Fès

Bensouda, un projet de taille pour Fès

Situé à la périphérie sud-ouest de la ville de Fès, le pôle urbain Bensouda est limité par la voie de chemin de fer Fès-Tanger, la route secondaire 320 et le route Ras El Ma. L’urbanisation du secteur Bensouda constitue l’une des options majeures du schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme (SDAU). Ce secteur pourra ainsi accueillir 60% de l’accroissement démographique de Fès d’ici 2010. Elément indispensable pour la maîtrise des facteurs complexes de la croissance urbaine, le pôle urbain regroupera à l’horizon 2010 près de 150.000 habitants. Ce projet intégré vise, avant tout, la lutte contre toutes les formes d’habitat insalubre qui bénéficiera à 48.500 ménages avec un coût estimé à 942 millions de DH. A ce titre, le ministère de l’Urbanisme a programmé six projets d’habitat visant le recasement des habitants des bidonvilles de la ville de Fès. Ces projets consistent en la construction de 19.050 logements sur une superficie de 222 ha avec un coût global de 887 millions de DH.
Ces projets consistent en la construction d’unités d’habitats en faveur des fonctionnaires de la Sûreté nationale et la construction, en partenariat avec la Fondation Mohammed VI pour la promotion des oeuvres sociales de l’éducation et de la formation, de 220 logements au profit des fonctionnaires de l’Education nationale. Ces projets ont été réalisés grâce à la construction du collecteur des eaux usées de la zone Zouagha-Bensouda que SM Mohammed VI avait inaugurée en avril 2001. Ce collecteur a permis l’ouverture de 1.100 ha à l’urbanisation et la réhabilitation de cette zone pour devenir un pôle d’investissement dans le secteur immobilier.
L’urbanisation sans cesse croissante ayant marqué ces dernières décennies, conjuguée aux effets de la prolifération de l’habitat insalubre et de la sur-densification des tissus anciens, nécessite l’engagement sans délai par les pouvoirs publics d’opérations d’envergure pour le développement de la production de logements au Maroc et particulièrement ceux à caractère social. Les besoins en logements impliquent une production annuelle de près de 170.000 logements afin de résorber les besoins des nouveaux ménages, les besoins pour la résorption du déficit actuel et pour le renouvellement du parc ancien. Alors que la production actuelle en milieu urbain représente à peu près 110.000 unités par an dont 20.000 à 25.000 logements par an par le secteur non réglementaire. Ce sont donc de grandes surfaces qu’il conviendrait d’aménager annuellement en milieu urbain. Cependant, les limites imposées au déploiement de l’espace urbain (géographiques, physiques, environnementales, socio-économiques et réglementaires, épuisement de la réserve foncière publique et rétention foncière, surcoût excessif à l’aménagement…), impliquent l’orientation des actions à engager vers de nouveaux modes d’intervention par la création de centres périphériques aux grandes villes et le développement de centres de petite et moyenne tailles, selon une configuration harmonieuse de l’armature urbaine nationale.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *