Casablancais, combien vaut votre appartement ?

Casablancais, combien vaut votre appartement ?

L’argus de l’immobilier, établi par la Direction générale des impôts (DGI) pour lutter contre le «noir» et autres manœuvres «louches» vis-à-vis du fisc, est une mine d’informations lorsque l’on étudie la courbe d’évolution des prix liés à la pierre. Notre journal décrypte pour vous le tout dernier Référentiel des prix des transactions immobilières de Casablanca publié par la DGI. En voici une synthèse :
Quitte ou double dans certaines zones…
Le Référentiel divise Casablanca en quatre parties distinctes : la préfecture de Casablanca, la préfecture de Mohammedia, la province de Nouaceur et la province de Médiouna. La préfecture de Casablanca englobe à elle seule 8 préfectures d’arrondissements et une municipalité. Conjuguée à la province de Nouaceur et à celle de Médiouna, la zone totalise 16 arrondissements, 7 municipalités et 4 communes rurales, et c’est précisément ce territoire géographique sur lequel nous allons zoomer. Subdivision exclusivement urbaine de la Région Casablanca-Settat, la préfecture de Casablanca (dénommée Casa-centre), comprend 239 zones. Au sein de la capitale économique, des écarts importants au niveau des prix de l’immobilier sont à relever. Les prix peuvent basculer du quitte ou double, selon qu’il s’agisse d’appartements, de terrains en zone immeuble ou de villas. Si les tarifs démarrent, dans le cas des appartements neufs à 7.000 DH/m² à Sidi Othman, ils peuvent culminer à 35.000 DH à Anfa !

A Anfa, les prix des terrains atteignent 50.000 dh/m2 !
Casa-Centre compte 5 arrondissements : El Fida, Sidi Belyout, Mers Sultan, Maârif et Anfa. C’est précisément dans cette dernière partie de la ville que les prix atteignent leurs niveaux les plus stratosphériques. A Anfa, les terrains en zone immeuble flirtent allégrement avec les 50.000 dh/m2 ! La tendance reste beaucoup plus modérée dès lors que l’on s’éloigne du centre pour atteindre Casa Est, zone dont les prix au mètre carré restent les plus bas. A Moulay Rachid par exemple, les prix débutent à 7.000 DH, mais ne dépassent guère les 9.000 DH. Même son de cloche à Ben M’sick, où le prix se stabilise à 7.500 DH.
Les prix ne s’envolent pas non plus dans le cas des cités dortoirs et banlieues de recasement des bidonvilles (Lissasfa, Errahma, etc.). L’appartement neuf à Errahma se négocie à 7.000 DH/m², à l’heure où le terrain dans cette zone immeuble se situe entre 3.000 et 6.000 DH.

Un document précieux…
Pour les profanes, sachez que le référentiel de la DGI s’applique à l’ensemble des cessions de biens immobiliers à usage d’habitation. D’emblée, la finalité du référentiel est annoncée dans le corps même du document : il vise à tenir le citoyen informé sur le secteur au même titre que l’administration elle-même. Pour leur part, les prix affichés «ne constituent en aucun cas une évaluation directe d’un bien immobilier donné». Il s’agit, pour la DGI, de «prix moyens retenus pour le calcul des droits et taxes». Les prix de l’immobilier y sont classés par quartier et par type de bien, selon des codes fixés dans un lexique bien déterminé pour chaque zone. A condition de bien savoir le décoder, l’argus pourrait presque permettre de vérifier certaines tendances liées à l’immobilier, tout en invalidant d’autres.

Qui fournit les données sur les prix ?
Pour déterminer la tendance tarifaire du marché, la DGI travaille de concert avec la Fédération nationale des promoteurs immobiliers (FNPI), mais également avec l’Agence urbaine de Casablanca, l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie, Bank Al-Maghrib, l’Ordre des notaires et le ministère de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire.

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