Conservation foncière : les statuts fin prêts

Conservation foncière : les statuts fin prêts

Après plusieurs mois de malaise social, la situation au sein l’Agence nationale de la conservation foncière, serait-elle en train de se débloquer ? Même si rien de concret n’a filtré de la série de négociations entamées entre la nouvelle direction de l’ANCFCC (Agence nationale de la Conservation foncière  du Cadastre et de la Cartographie), avec pointe à sa tête Taoufiq Cherkaoui, et les représentants des  différents syndicats, la fin de la crise sociale à l’horizon. Une décrispation qui tient à l’imminence de la mise en application des nouveaux statuts du personnel, adoptés dès le changement de statut de la plus vieille des administrations publiques.
Mais l’application de ces nouveaux statuts a bien tardé à voir le jour. Et pour cause, les mesures d’application ont buté, d’abord, sur le retard de l’Agence à honorer les engagements pris en matière de modernisation de ses structures internes et de gestion des ressources humaines, et ensuite sur la vague de protestations et grèves orchestrée par  les représentants du personnel. L’objet en était la version finale des statuts qui ne correspondait ni aux promesses formulées, ni aux aspirations des quelque 4.500 salariés que compte l’agence.
Après des mois de négociations entre l’Agence et le ministère des Finances d’une part, et  les représentants du personnel de l’autre, cette situation a enfin trouvé une issue. Pour M. Cherkaoui, qui ne cache pas sa joie de voir la situation se déloquer, «il s’agit de l’un des meilleurs statuts jamais adoptés par une administration marocaine». Pour lui, le retard pris est des plus normaux, dans la mesure où «c’est de la situation de près de 5 000 employés qu’il est question. Si pour nous, ces négociations ont pris une année, d’autres administrations ont dû négocier pendant cinq ans».
De source proche du dossier, on apprend notamment que des avancées réelles ont déjà été réalisées. A commencer par la revalorisation des salaires des fonctionnaires de l’agence. On apprend, à titre d’exemple, que les salaires de base des fonctionnaires, des échelles 1 à 7, seront revus à une hausse estimée à 91%. Ceux des échelles 8 et 9 seront revalorisés à hauteur de 75% et ceux des échelles 10 et plus à hauteur de 50%.
Si la version finale est d’ores et déjà adoptée, les syndicats n’en semblent pas satisfaits pour autant. Pour Mohamed Amrani, secrétaire général du Sydicat national de l’agriculture, plusieurs points restent en suspens. A commencer par  la grille des échelles et échelons. «Nous avions demandé à ce que celle-ci soit réduite. Mais tel n’a pas été le cas», nous a déclaré ce responsable syndical. Le système des promotions est également à revoir, pour ce dernier. «Si pour les petites échelles, ce système est établi sur la base de deux à trois points, il est de 10 à 49 points pour les grandes échelles. Ce qui est totalement injuste». Quoi qu’il en soit, ces nouveaux statuts prendront effet suivant la date de changement du statut de l’agence, à savoir janvier 2003. Un point qui n’a pas été sans susciter quelques résistances de la part du ministère des Finances. Ce dernier a dû cependant accepter. Ce qui fait dire au directeur de l’Agence qu’il s’agit d’un véritable « exploit ».
La mise en exécution des nouveaux statuts est prévue incessamment. Ce sera après la tenue du Conseil d’administration de l’ANCFCC et après que la DPR ( la Direction de la paierie du Royaume) aura mis en place les outils informatiques nécessaires pour le calcul des nouveaux salaires et des rappels.

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