De brique et de broc

Tous les chantiers au Maroc, ou presque, les utilisent. Il s’agit de briques et de tuiles à base d’argile. La demande est tellement importante qu’une multitude de petites fabriques, des briquetteries, ont investi le marché national. En effet, sur les 75 briquetteries que compte le secteur actuellement, une dizaine d’unités sont modernes et bien structurées, estime une étude menée par la Mission économique française au Maroc. Le reste est réparti entre des entreprises traditionnelles équipées de fours type Hoffman et des unités artisanales. Ces dernières unités de production suivent un procédé de fabrication artisanal. L’argile sèche est mélangée avec de l’eau dans un bassin circulaire. Après 24 heures, elle est malaxée, battue avant d’être mise dans des moules et cuite à 700 degrés. Ces unités de production sont concentrées pour les 2/3 dans les régions du Centre et du Nord-Est. L’abondance de l’argile, notamment rouge, est pour beaucoup dans le développement de ce secteur dans ces régions. Le secteur emploie plus de 5.000 personnes pour une production d’environ 2,5 millions de tonnes par an.
La briquetterie, secteurs dont le développement est intimement lié à celui du marché du logement, et qui a connu ces dernières années une forte progression, tend à plus de modernisation. Regroupés au sein de l’Association professionnelles des briquetteries (APB), les professionnels du secteur cherchent à promouvoir l’utilisation de la brique rouge, à normaliser leurs produits et à moderniser leurs outils de production. Une nécessité s’ils veulent que leurs produits soient compétitifs sur le marché national.

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