Des défis restent à relever : Habitat, un secteur aux grandes ambitions

Des défis restent à relever : Habitat, un secteur aux grandes ambitions

Tous les ingrédients sont réunis pour repositionner ce secteur en tant que catalyseur de l’activité économique nationale. Il suffit de converger les visions pour une relance optimale. Le premier levier sur lequel il faut agir est l’adéquation entre  l’offre et la demande.

L’attentisme bat son plein dans le secteur de l’immobilier. La conjoncture tarde à se redresser. La récession de la demande conjuguée aux appréhensions des promoteurs font que le marché national ne décolle toujours pas. Et pourtant tous les ingrédients sont réunis pour repositionner ce secteur en tant que catalyseur de l’activité économique nationale. Il suffit de converger les visions pour une relance optimale. Le premier levier sur lequel il faut agir est l’adéquation entre  l’offre et la demande.

L’exigence étant de réduire le coût du foncier en vue de pouvoir déployer des plans d’aménagement en ligne avec les exigences des futurs propriétaires. Le taux d’urbanisation allant  crescendo, il est impératif aujourd’hui de revoir les modes de constructions, en optant davantage pour la verticalité dans les agglomérations. Parmi les leviers de relance à développer figure également la promotion du logement abordable. Cette approche porte essentiellement sur la détermination des plafonds de revenu et d’abordabilité.

Le second pilier de cette vision n’est que la définition des standards des différents types de logement ainsi que l’identification des objectifs en matière de volume à produire et d’écart à résorber. Par ailleurs, la révision du dispositif actuel du logement dédié à la classe moyenne s’impose comme une nécessité. Les mesures engagées pour cette catégorie sociale n’ont pas été fructueuses. D’où la nécessité de repenser le modèle adopté depuis 2013, date à laquelle a été signée la convention dédiée à ce segment. Les objectifs ayant été fixés entre la tutelle et les promoteurs nationaux sont loin d’être atteints. Ils tablaient en effet sur la construction d’au moins 250.000 logements sur une durée de 5 ans.

Toutefois, rien n’a été fait poussant la classe moyenne à opter pour le logement social afin d’accéder à la propriété. La redynamisation du logement de la classe moyenne est tributaire de la création de zones d’aménagement concertées avec une révision à la hausse de la surface avec un seuil maximal de 100 mètres carrés bruts, ainsi que de la concrétisation de l’objectif principal de la convention signée avec l’Etat, en l’occurrence la création d’un minimum de 250.000 logements en cinq ans. Autre exigence de taille la stimulation du secteur locatif ainsi que l’intégration de la mixité sociale et l’équité spatiale. Il est à rappeler que la politique publique de l’Etat avait pour objectif initial de réduire le déficit en logement. L’écart a en effet été résorbé  significativement. On note une rétractation de 67% faisant ainsi réduire le déficit à 425.000 logements. Ce résultat ne pouvait être atteint sans la mise en place d’une panoplie de programmes répondant aux besoins croissants de la population en matière d’habitat. Le logement à faible valeur immobilière totale ou encore le logement social ont tiré cette cadence.

La conjoncture actuelle impose quant à elle de nouveaux paradigmes. L’enjeu étant de fluidifier les différentes composantes de la chaîne de valeur du logement. Une démarche qui impulsera, sans conteste, le secteur et le rendra plus résilient.

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