Douar El Kora : la fin d’une verrue urbaine

Douar El Kora : la fin d’une verrue urbaine

«Douar El Kora», la plate-forme de bidonvilles la plus dense de Rabat située au quartier Yaâcoub El Mansour connaît une mue. Les habitants de ces bidonvilles seront relogés dans des immeubles et les commerçants pourront bénéficier de magasins. L’opération de relogement concerne 162.000 m2 de planchers, 2200 logements et 660 modules de commerce. Le budget de l’ensemble de l’opération est estimé à 740 millions de DH dont 465 millions de DH pour le relogement.
Ce relogement se fera en plusieurs tranches. La première tranche de ce projet d’habitat «Douar El Kora» a été inaugurée jeudi dernier par Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Le Souverain avait déjà  présidé à la signature de la convention relative au recasement des bidonvilles de Douar El Kora en janvier 2002 à Marrakech. Ceci dans le cadre d’un ensemble de conventions financées par le Fonds Hassan II pour le développement Economique et social. Ce même organisme contribue au financement du projet avec un montant de 212 millions de DH pour la réalisation de 2200 logements et 665 commerces.
La première tranche de logement qui a été inaugurée par le souverain, concerne la réalisation de 870 logements sociaux et 350 commerces. Le tout pour un coût de 190 millions de DH. La deuxième tranche du projet devra elle suivre prochainement et concerne pour sa part la réalisation de 850 logements d’un montant de 180 millions de DH. Ce projet est du ressort de la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) en partenariat avec l’agence de développement social (ADS) ainsi que la Compagnie générale immobilière (CGI). Selon un communiqué du maître d’ouvrage CDG, le projet sera réalisé par étapes sur une durée de 6 ans et en fonction de la libération des terrains. Enfin la troisième tranche concerne la mise en place de 480 logements et 145 commerces sur une superficie de 33.000 m2 avec un coût de 95 millions de DH. Selon les initiateurs du projet, «l’objectif de commercialisation des logements qui doivent être conciliés avec les besoins du citoyen du Douar». Dans ce même objectif, il y aura la création face aux baraques d’un local social et commercial dans lequel les équipes de l’ADS et de la CGI vont accueillir les citoyens et identifier leurs attentes et leurs besoins. Enfin, l’ADS ambitionne de créer un « guichet unique » pour les habitants, les structures associatives et les porteurs de projets. Aussi, des rencontres dans les bidonvilles seront aussi prévues. Une façon selon les initiateurs du projet de dynamiser et pérenniser les solidarités traditionnelles.
 Outre les logements, le projet comprend des espaces d’animation et de loisirs, ainsi que des infrastructures socio-économiques, éducatives et culturelles. Parmi ces infrastructures, deux centres de santé, deux centres dédiés à la lutte contre l’analphabétisme, une bibliothèque, un jardin d’enfants et un foyer pour femmes. Des infrastructures qui pourraient avec le temps faire oublier les affres de la vie dans les bidonvilles. Pourvu que ça se réalise.

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