Eau : Une loi pour accompagner le développement

Ouvrant le 4ème Congrès mondial de l’eau de l’IWA (Association internationale de l’eau), placé sous le haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, le ministre a affirmé que les grands principes de cette loi portent sur l’approche participative et la décentralisation de la gestion intégrée de l’eau, ainsi que l’instauration des principes « pollueur-payeur  » et « préleveur-payeur ».
Présentant la ligne de conduite de cette loi devant les quelque 2.500 congressistes, M. Elyazghi a fait savoir que celle-ci repose sur une gestion efficace, équitable et durable de l’eau, à travers une entité de gestion décentralisée (Agence de bassin hydraulique), le Conseil supérieur de l’eau et du climat, une planification concertée et participative à l’échelle régionale et un régime pour la stratégie et la régulation à l’échelle centrale.
Exposant l’expérience du Royaume dans ce domaine, le ministre a souligné que pour le Maroc, pays caractérisé par l’irrégularité des précipitations et l’inégale répartition spatio-temporelle de ses ressources en eau, il était crucial de placer la mobilisation de l’eau et la maîtrise de son potentiel hydraulique au centre de sa politique globale de développement économique et social. La politique de construction des barrages, lancée à la fin des années 60 par Feu SM Hassan II, a-t-il rappelé,  » nous avait permis d’assurer dans de bonnes conditions, la satisfaction des besoins en eau des différents secteurs et ce, même durant les périodes de sécheresses aiguës, vécues par notre pays, notamment au début des années 80 et 90″.
Cette politique a permis de mobiliser une part essentielle du potentiel hydraulique, a-t-il poursuivi, précisant que les barrages édifiés dominent près d’un million d’hectares de terres agricoles et ont aussi permis de régulariser les débits des fleuves et d’éviter les inondations. Dans un contexte marqué par la limitation des ressources en eau et la raréfaction des fonds publics, a dit le ministre, le secteur de l’eau au Maroc est interpellé sur ses performances en termes de valorisation des ressources et de pérennité des installations.

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