Fès attrape la fibre écolo

Fès attrape la fibre écolo

Une association de protection du chêne vert du musée Batha vient d’être créée, il y a tout juste neuf mois à Fès. Cet organisme aurait pour but non seulement de sauvegarder cet arbre centenaire du musée Batha mais aussi d’attribuer aux autres arbres du patrimoine végétal de Fès, le même intérêt et la même volonté de conservation. C’est ce qui viendrait justifier le nouveau projet de cette association. Celle-ci a lancé en partenariat  avec la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) et la Compagnie de gestion immobilière (CGI) une opération d’aménagement botanique.
Selon Ahmed Arafa, maire de la ville de Fès, il s’agirait en fait d’une astuce pour contrer l’envahissement des constructions en hauteur. «Fès s’agrandit de plus en plus et commence à se développer en hauteur, une situation qui risque de mettre en péril le patrimoine végétal de la ville » a t-il déclaré vendredi matin au cours des rencontres de Fès. Aussi, la ville regroupe un million d’habitants et semble requérir au moins mille héctares d’espaces verts. Ces derniers doivent être répartis aussi bien à l’intérieur qu’en périphérie de la ville. Ce serait une manière de l’approvisionner en air pur et d’assurer à ses habitants le bien-être physique. Ainsi, face à cette préoccupation, l’association de protection du chêne vert du musée Batha a prévu en partenariat avec la CDG et la CGI de multiplier les espaces verts de la ville. Pour un départ deux quartiers seulement sont concernés par ce projet urbanistique et environnemental. L’un est nommé “Tghat” et le deuxième “Hadiqua”.Ces quartiers où se trouvent des lotissements immobiliers seront dotés de balcons fleuris. Ces lotissements situés à proximité de la forêt  seront aménagés de 14 hectares d’espaces verts.
Ce travail sera fait en concertation avec l’ordre des architectes de la ville. Les responsables ont émis la volonté d’introduire des espaces verts à toute réalisation immobilière. Il s’agit d’intégrer des arbres à tous les lotissements immobiliers pour consolider la situation de la ville qui est connue pour être le plus grand linéaire d’arbres au Maroc. Dans ce sens, le maire de la ville a déclaré que Fès est la cité qui possède les plus grandes supérficies d’arbres au Maroc. Cependant cela ne se voit pas étant donné qu’un nombre important d’arbres sont jeunes et que la ville ne cesse de s’agrandir. C’est pour cette raison qu’est né l’initiative de mettre en valeur le patrimoine végétal de Fès.  Le projet “Tghat” et «Hadiqua» est le point de départ de cette stratégie. Totalement financé par la CDG et la CGI, cet aménagement botanique viendra accompagner les constructions immobilières. Des arbres et d’autres essences végétales seront plantés en hauteur et donneront lieu à des balcons fleuries qui surplomberont les habitations. Le vice-président de l’association Rachid Feraj, n’a pas voulu pour l’instant annoncer le chiffre du budget de financement : «on vient à peine de conclure ce projet avec les deux organismes, on ne connaît pas le chiffre exact du montant nécessaire à l’opération». Jusqu’à maintenant le projet «Tghat» est presque achevé et celui  «Hadiqua» est en cours de construction. Les deux entreprises qui se chargent de ces lotissements devront également entretenir les espaces fleuris pendant un certain temps.

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