Financement immobilier : L’encours dépasse les 273 milliards DH

Financement immobilier : L’encours dépasse les 273 milliards DH

A fin juillet, le montant accordé dans le cadre de la Mourabaha immobilière s’est établi à 6,58 milliards de dirhams, en progression de 5% par rapport à un mois auparavant et de 172% par rapport à fin décembre.

Malgré la conjoncture morose du secteur, les crédits immobiliers maintiennent leur rythme de progression. Les derniers indicateurs dévoilés dans ce sens remontent au mois d’août. Sur les 896,86 milliards de dirhams de crédits alloués aux huit premiers mois de l’année, 273,68 milliards sont des crédits immobiliers. Cet encours a progressé de 3%, soit à un niveau identique à celui du mois passé. Les crédits immobiliers sont constitués de 212 milliards de dirhams des crédits à l’habitat marquant ainsi une hausse de 4,5%. En revanche, les crédits accordés aux promoteurs immobiliers se sont inscrits légèrement en repli en glissement annuel.

Plus de 6,5 milliards de Mourabaha immobilière

En termes de financement immobilier, le marché a connu dernièrement une diversification de l’offre. L’entrée en vigueur de la finance participative a permis de dynamiser le financement immobilier. En effet, la Mourabaha immobilière connaît un fort engouement ces deux dernières années. Ceci se traduit par une hausse significative de son encours. A fin juillet, le montant accordé dans le cadre de la Mourabaha immobilière s’est établi à 6,58 milliards de dirhams, en progression de 5% par rapport à un mois auparavant et de 172% par rapport à fin décembre. Ces chiffres démontrent clairement le besoin auquel vient répondre cette nouvelle formule de financement qui capte aujourd’hui une importante part du marché de la finance participative. Se référant aux acteurs de la place, le financement Mourabaha immobilière est désormais une composante incontournable des financements de la place. Son introduction a en effet contribué à animer l’activité immobilière nationale. Chose qui a motivé les promoteurs à établir plusieurs contrats avec les banques participatives.

Les crédits promoteurs toujours en berne

Il est à souligner que l’encours des crédits immobiliers a affiché un redressement depuis 2016. La cadence est restée identique à celle enregistrée aux huit premiers mois de l’année en cours. Le secteur a bouclé l’exercice 2018 avec des crédits en hausse de 3,65 et un encours de 267,212. La tendance observée tend principalement vers une accélération des crédits accordés aux acquéreurs. Leur courbe d’évolution est en constante progression tandis que celle des promoteurs est en dents de scie. Les crédits promoteurs peinent depuis 2013 à retrouver un élan soutenu. Le repli se fait sentir depuis cette date passant ainsi de 64,73 milliards de dirhams à fin 2013 à 57,99 milliards de dirhams à fin 2018. Une décadence qui résulte du mode opératoire adopté par les promoteurs immobiliers, notamment l’adoption de la vente sur plan qui est devenue un outil de préfinancement des projets, face à la réticence et la faible implication de certaines banques dans le financement du logement, en particulier le logement social.

L’acquisition immobilière endette les Marocains

La dette des ménages reste orientée majoritairement vers l’acquisition de biens immobiliers. Les crédits immobiliers couvrent en effet 64% des crédits contractés. Bank Al-Maghrib dans son rapport annuel sur la stabilité financière établit une analyse détaillée du profil des bénéficiaires du crédit à l’habitat. Il ressort que les fonctionnaires et les salariés demeurent les principaux concernés. Ils accaparent à eux seuls 81% des prêts accordés en 2018. Les artisans et commerçants détiennent quant à eux 13% des parts, contre 4% pour les professions libérales, 1% pour les agriculteurs et 1% par les retraités. L’analyse par tranche de revenu laisse également apparaître que les personnes à revenu inférieur à 4.000 dirhams ont bénéficié de 31% des dossiers de crédits, contre 32% en 2017. Par ailleurs, les personnes ayant des revenus compris entre 4.000 et 6.000 dirhams ont représenté une part de 23% contre 16% pour ceux ayant un revenu entre 6.000 et 10.000 dirhams et 30% pour ceux à revenu supérieur à 10.000 dirhams. Par âge les personnes ayant plus de 40 ans ont concentré près de 65% du nombre total des dossiers, contre 29% pour les personnes âgées entre 30 et 40 ans.

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