Fogarim : 256 millions de prêts accordés

Fogarim : 256 millions de prêts accordés

Après plusieurs mois de démarches titubantes, le Fogarim ou «chantier du siècle» avance bien. C’est ce qui ressort de l’analyse des derniers chiffres fournis dans ce sens. Ainsi, le total des dossiers traités par la Caisse centrale de garantie (CCG), institution en charge d’instaurer tous les dossiers voulant bénéficier des avantages de ce Fonds de garantie pour les revenus irréguliers et modestes est au nombre de 2576 dossiers.
Des dossiers qui accumulent un total de prêts immobiliers accordés de l’ordre de 256,6 millions DH. «Ce chiffre représente une hausse notable des demandes adressées à la CCG depuis août 2005, date d’entrée en vigueur des dernières réformes de la Caisse, à raison de 500 demandes par mois», explique Moulay Chérif Tahiri, directeur de la Promotion immobilière au sein du ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme. Et d’ajouter que cette tendance haussière se poursuivra après l’adhésion des autres banques nationales à ce dossier.
En effet, depuis son instauration en décembre 2003, le Fogarim n’a pu séduire que trois banques sur un total de onze institutions ayant signé la convention au départ. Il s’agit du Crédit immobilier et hôtelier (CIH), de la Banque populaire et du Crédit agricole du Maroc. Et malgré l’originalité de la démarche, les résultats ont longtemps tardé à venir. En une année d’existence, le Fogarim n’a pu bénéficier qu’à quelque 1500 personnes, alors que l’objectif initialement fixé était de l’ordre de 5000 prêts à accorder.
Les réunions se sont, par la suite, succédé avec institutions financières, département ministériel concerné et promoteurs immobiliers, à la suite desquelles plusieurs mesures ont été prises. Outre les mesures entreprises par les autorités publiques visant  l’amélioration de l’action de la Caisse, il a été également décidé d’augmenter le seuil des mensualités de 1000 à 1500 DH et de remplacer l’attestation de salaire par une déclaration sur  l’honneur. En parallèle, plusieurs efforts de communication pour faire connaître les objectifs et  l’importance de ce fonds de garantie pour les ménages à revenu irrégulier ont également été engagés.
Ces amendements s’inscrivaient dans une logique d’accessibilité. «Il fallait coûte que coûte préserver le rôle principal de ce fonds dans le cadre du programme du  gouvernement dans le domaine de l’habitat social, notamment la partie concernant  la promotion de la demande des catégories sociales à revenus faibles et non  réguliers, afin de leur permettre de contracter des prêts auprès des  établissements bancaires », estime le directeur central.

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