Immobilier : L’appel de Casalanca

Immobilier : L’appel de Casalanca

A l’instar d’Istanbul et de Barcelone, Casablanca est désormais entrée par la grande porte dans l’urbanisme et l’habitat à l’international.
La semaine qui s’est écoulée a non seulement connu le lancement dans la capitale économique du Royaume de deux campagnes nationales d’information et de sensibilisation en matière de logement, en marge de «Convergence Habitat Urbanisme», mais elle a surtout été marquée par la signature d’une déclaration commune en matière de logement et d’habitat. Il s’agit de la «Déclaration d’engagement solidaire de Casablanca», signée en début de semaine dernière entre le gouvernement, les collectivités locales, le secteur privé et les Nations Unies (ONU-Habitat).
Du côté marocain était présent Taoufiq Hjira, ministre chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme, alors que l’agence onusienne a été représentée par Daniel Biau, directeur exécutif adjoint du Centre des Nations Unies pour les établissements humains (ONU-Habitat). Cette déclaration touche à plusieurs sujets. En premier lieu se trouve la valorisation des citoyens. Les parties signataires se sont en effet engagées à contribuer activement au développement de leurs établissements humains respectifs pour en faire un espace idoine au profit des citoyens à même de leur offrir des opportunités de logement, d’emploi et d’équipements sociaux. Ils se sont également mis d’accord à partager et à capitaliser l’expérience acquise en matière d’habitat et d’urbanisme. La lutte contre l’habitat insalubre arrive bien évidemment en tête des priorités.
A ce sujet, l’expérience marocaine a été plus que louée. L’efficacité, le sérieux et le volontarisme de la politique marocaine ont été soulignés par les représentants du PNUD et de l’Agence ONU-Habitat, notamment au cours de leurs interventions à l’ouverture officielle de «Convergence Habitat Urbanisme».
Pour eux, le Maroc a fait de la devise «Villes sans bidonvilles» le pari du siècle à gagner, dans le cadre d’une politique de complémentarité entre les secteurs public et privé, d’implication des associations professionnelles et des acteurs associatifs. Les experts de l’urbanisme mondial ont mis l’accent sur le fait que le Maroc intègre la bonne gouvernance dans la gestion des villes, méthode managériale indispensable pour garantir l’équité sociale, la croissance participative et la protection du cadre écologique.
Le foncier et la question de l’environnement ont en outre une place de choix dans cette déclaration de Casablanca. Les signataires ont en effet convenu de soutenir toutes les actions communautaires de développement comme la restructuration et la régulation foncière des quartiers insalubres. Ces actions ne doivent pas omettre de prendre en compte la préservation et la protection durables de l’environnement, notamment les espaces verts, et éviter l’invasion et l’urbanisation des terres agricoles à forte valeur productive.

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