La capacité de financement d’un bien immobilier sous la loupe

La capacité de financement d’un bien immobilier sous la loupe

Les futurs acquéreurs dévoilent les prix plafonds qu’ils peuvent supporter

Pour les terrains, la moyenne des prix s’élève à 237.717 dirhams par lot au niveau national. La moyenne en milieu urbain reste bien évidemment plus élevée en campagne. L’avance dans ce sens pourrait atteindre environ les 58.610 dirhams, soit 27% du prix d’achat au niveau national.

Le niveau de vie , la nature de l’offre immobilière et son emplacement géographique… autant de facteurs qui déterminent la capacité financière des futurs acquéreurs d’un bien immobilier.

Certes, les prix sont fixés par la loi de l’offre et de la demande, mais la typologie du bien et son standing y sont pour beaucoup. Et en dépit du large éventail des prix, le dernier mot revient à l’acquéreur qui, lui seul, peut trancher la transaction. Et comme ils ont fait part de la demande, les futurs propriétaires marocains ont fixé leur seuil de financement d’un bien immobilier. Il s’agit en effet des prix plafonds que les demandeurs de biens immobiliers déclarent pouvoir supporter. Il ressort dans ce sens que la moitié de l’échantillon ayant participé à l’enquête nationale du ministère est prête à conclure une transaction immobilière maximum de plus de 250.000 dirhams, notamment en milieu urbain. Le tarif moyen déclaré dans ce sens est de 385.000 dirhams en ville et 205.000 en zone rurale.

Pour les terrains, la moyenne des prix s’élève à 237.717 dirhams par lot au niveau national. La moyenne en milieu urbain reste bien évidemment plus élevée en campagne. L’avance dans ce sens pourrait atteindre environ les 58.610 dirhams, soit 27% du prix d’achat au niveau national. Pour les villas, les futurs propriétaires peuvent payer en moyenne un prix maximum de l’ordre de 2.492.714 DH au niveau national, soit 10.189 DH le mètre carré. Contrairement aux villes, ce prix est un peu plus élevé dans le milieu rural, soit 2.914.435 DH. Cette hausse est expliquée par l’ordre de grandeur des superficies en zone rurale.Pour cette catégorie de bien immobilier, l’avance pourrait atteindre, en moyenne, les 519.742 DH, soit 24% du prix d’achat. Quant aux appartements, les demandeurs paieraient jusqu’à 333.643 DH au niveau national, avec une avance totalisant 20% du prix de l’achat, soit 65.487 DH. Le prix d’acquisition maximum moyen serait ainsi de 4.415 DH le mètre carré.

En ce qui concerne les maisons marocaines modernes, leur futurs acquéreurs sont prêts à payer au grand maximum 381.189 DH au niveau national, avançant ainsi 84.126 DH.

Leur prix d’acquisition maximum moyen reste moins élevé que celui d’un appartement. Il s’établit à 4.159 DH le mètre carré au niveau national.

Notons que la facilitation de l’accès au financement et le renforcement de la bancarisation des ménages à revenus moyens et modestes sont des bases de toute politique du financement de l’habitat. Le crédit bancaire reste, dans ce sens, le mode de financement prépondérant. Ce recours est parfois associé au financement familial. Ce constat est confirmé dans les régions urbaines. Les mensualités de crédit bancaire sont déclarées supportables, mais elles sont tirées vers le bas. On relève à cet égard une mensualité de remboursement moyenne d’environ 1.490 dirhams.

En contrepartie, le recours au financement familial est plus important en milieu rural. Rappelons que d’autres sources de financement existent pour l’acquisition d’un bien immobilier. On relève à ce propos la vente ou l’hypothèque de biens personnels, les fonds propres et l’emprunt personnel.

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