Le groupe fête sa première décennie : Une implication du gouvernement se mêle à la saveur du 10ème anniversaire d’Al Omrane

Le groupe fête sa première décennie : Une implication du gouvernement se mêle à la saveur du 10ème anniversaire d’Al Omrane

Le groupe, dont l’investissement a dépassé 72, 5 milliards DH, a émis 205.000 titres fonciers sur 320.000. De plus, 490.000 unités ont été lancées en 10 ans.

La célébration, mercredi à Rabat, du 10ème anniversaire du Groupe Al Omrane, est non seulement un moment de fête mais aussi de proclamation. Cet acte est d’abord entrepris par le chef de gouvernement qui estime que «le déficit en habitat n’est pas réduit». Un constat que Saad Eddine El Othmani appuie par la persistance de bidonvilles, d’habitat insalubre et logement menaçant ruine. Le chef de l’Exécutif rappelle par l’occasion des engagements gouvernementaux.

Réduire le déficit en habitat de 50%

« Il est vrai que nous avons indiqué notre volonté de veiller à réduire le déficit en habitat de 50%. Cependant, ce déficit existe toujours. Nous œuvrerons quand même à le diminuer», enchaîne le chef de  gouvernement. A ses yeux, l’habitat a besoin de solutions innovantes pour que les citoyens puissent en profiter. «L’habitat social ne doit pas faire l’objet de spéculation», ajoute-t-il. M. El Othmani, qui rappelle le rôle important du secteur privé, ne manque pas de se féliciter du rôle d’Al Omrane en diversification d’offres et du thème consacré à l’habitat, au développement urbain et à la régionalisation pour cet événement. Pour lui, ce choix judicieux abonde dans le sens du projet de développement voulu par Sa Majesté le Roi.    

Maîtrise du marché immobilier

Les démarches innovantes sont de même évoquées par la secrétaire d’Etat chargée de l’habitat qui estime que l’augmentation des besoins en habitat exige de travailler sur ces  solutions. L’objectif étant, selon Fatna Lkhiyel, d’«alléger la pression aux villes en maîtrisant le marché immobilier de manière anticipative». La responsable rappelle aussi les efforts du ministère dont elle relève en matière de régionalisation à travers une vision territoriale pour consolider les rôles des régions en y accompagnant les acteurs. Cet accompagnement est également destiné aux plans régionaux d’aménagement dont les résultats sont, selon ses dires, prometteurs. Le ministère veille, d’après elle, à y recourir en concevant une nouvelle génération de projets, l’appui au développement des pôles urbains en hissant l’attractivité des villes. «Notre volonté est de hisser les indicateurs du secteur, voire du Groupe», enchaîne-t-elle.

Un bilan encourageant pour Al Omrane

Le président du directoire du groupe, lui, avance des données chiffrées. Badre Kanouni rappelle qu’Al Omrane a été créé après intégration de 10 groupes comptant à leur actif 40 ans d’expertise. Le président se projette également dans l’avenir. D’après ses dires, les années 2016-2020 sont marquées par l’accélération de la modernisation du groupe dans le cadre de la vision cap 2020. Il évoque de plus la signature par le Groupe de 10 conventions avec des régions du même chiffre pour élaborer une vision en habitat et développement urbain. M. Kanouni, qui qualifie le bilan de son groupe de «positif», rappelle que un total de 518 projets ont été régularisés sur 985. Le groupe, dont l’investissement a dépassé 72, 5 milliards DH,  a également émis 205.000 titres fonciers sur 320.000. Cela étant, ce sont 490.000 unités qui ont été lancées en 10 ans. Les travaux sont achevés au niveau de 465.000 unités. De plus, la dette du groupe est passée de 85 à 50% en fin 2017. Aussi, les travaux de 337 projets lancés par SM le Roi sont terminés.

Regards africains sur le développement territorial

Egalement de la partie, Moussa Mara, ex-ministre de l’urbanisme malien, livre des regards sur le développement territorial. A son sens, «la centralisation aboutit à des résultats mitigés». Il estime également que les politiques publiques sont rarement territorialisées. «Pour que nos pays puissent aller vers une régionalisation poussée, il faut envisager 3 axes», ajoute-t-il. Il s’agit de l’axe institutionnel consacrant la véritable décentralisation des pays et du transfert de moyens dont ceux humains et financiers. Les 2ème et 3ème axes étant les outils de planification urbaine et l’ouverture de collaboration à l’échelle des régions.

Cela étant, l’événement a été marqué par la signature d’une convention alliant Al Omrane, qui vient de créer une académie, et le ministère de la jeunesse et des sports. L’objectif étant de collaborer pour la préparation d’une colonie de vacances pour les enfants de bidonvilles.

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