Le marché du verre explose

Le marché du verre explose

Le vitrage, malgré la part relativement modeste qu’il prend dans les marchés (1,2 % dans les bâtiments traditionnels, 10 % dans les bâtiments avec murs-rideaux), joue un rôle majeur dans la qualité de l’habitat. L’industrie du verre regroupe 24 établissements et emploie 1.125 personnes, le nombre d’unités a progressé de 6 établissements uniquement entre 1991 et 1998. La valeur de la production du verre pour le bâtiment s’est établie à 423 millions de dirhams en 1998 contre, approximativement, 449 millions en 1991, marquant une régression de 5,71%.
Sauf nouvelle révolution technologique, imprévisible actuellement, permettant de fabriquer sur une échelle plus réduite du verre plat compétitif avec celui produit par les actuelles unités utilisant le procédé Float-glass, le seul marché intérieur marocain n’est pas suffisant et ne le sera pas au cours des prochaines années pour rentabiliser une fabrication de verre plat. La fabrication du verre a connu une révolution technologique dans les années 60, avec l’introduction du procédé (float glass), révolution qui a permis d’obtenir de verre d’épaisseur constante à surface bien lisse, développant ainsi, l’emploi de ce matériau dans la construction (vitres, revêtements de façade, miroirs, etc.). Il n’existe aucune usine produisant du verre plat au Maroc ; le marché est approvisionné surtout par des importations. Le verre est fabriqué par fusion avec une température de 1500°C d’un mélange de sables siliceux, de carbonate et de sulfate de sodium, et de carbonate de calcium auquel d’autres ingrédients mineurs sont ajoutés. Les principaux éléments entrant dans la fabrication du verre sont un corps vitrifiant, la silice, introduit sous forme de sable (71 à 72 %), avec une température de fusion avoisinant les 1800 °C, un fondant disposant d’un léger pourcentage de soude sous forme de carbonate et de sulfate (le fondant baisse la température de fusion), un stabilisant, la chaux à 9 % sous forme de calcaire qui agit comme stabilisateur en donnant au verre sa résistance chimique. En outre, divers oxydes tels que la magnésie et l’alumine entrent dans la composition du verre. Ces matières améliorent les propriétés physiques du verre, et, notamment, sa résistance à l’action des agents atmosphériques.
En vue de fournir aux différentes pièces des logements les surfaces d’éclairage nécessaires, les produits verriers (verre étiré et glace) ont chacun des caractéristiques dimensionnelles propres, qu’ils soient creux, utilisés pour l’emballage des liquides, plats, utilisés dans le bâtiment, ou fibres de verre, comme matériau pour l’isolation thermique des bâtiments.
Pour les verres plats, le mélange des différents composants est fondu dans des fours à bassin de grandes dimensions. L’enquête réalisée dans le cadre de l’étude sur « la production et la commercialisation des matériaux de construction » par l’Observatoire de l’Habitat a montré que l’approvisionnement s’effectue auprès des importateurs situés en Pologne et à Casablanca, des distributeurs installés à Casablanca, à Tanger et à Agadir et des producteurs à l’étranger et à Casablanca. La demande annuelle du verre plat est de l’ordre de 20 000 tonnes en chiffres au début des années 90, soit moins de 1 kg de verre plat par tête et par an, ce qui classe le Maroc parmi les très modestes consommateurs. Avec l’évolution de l’utilisation du verre dans le bâtiment, en façade…, la demande s’est accrue pour passer à presque 30 000 tonnes en 1998.
En considérant que la consommation du verre plat évoluera de 5 % par an en moyenne, taux supérieur à celui de la construction, la demande prévisionnelle du verre plat est évaluée à environ 65 000 tonnes d’ici l’an 2015.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *