Les architectes en conclave à Rabat

Les architectes en conclave à Rabat

Samedi prochain seront organisées les Assises de l’architecture. Durant toute une journée, l’état des lieux, les problèmes et les perspectives d’avenir de cette profession seront débattus. Des résolutions concrètes dont le but est d’améliorer l’avenir de l’architecture seront également prises. L’importance de cet événement est donc de taille. A la différence de la Journée de l’architecte qui a été célébrée le 14 janvier dernier, et qui était ouverte à tous les architectes du Royaume venus débattre d’une problématique les touchant de près, les défis de la mondialisation en l’occurrence, les Assises de l’architecture verront la participation des élus de la profession, quelque 167 membres du Conseil national de l’Ordre des Architectes et de ses conseils régionaux, neuf au total.
Quatre points essentiels seront à l’ordre du jour de ces Assises. Le premier se rapporte au renforcement de l’intégration de la profession au sein de la société marocaine. «Après le séisme d’el Hoceïma, nous avons été étonnés de la spontanéité et de l’ampleur de la mobilisation des architectes qui a suivi ce tragique événement. Nous avons ainsi pris conscience de l’importance de mener de telles opérations, bénévoles bien évidemment. Un sujet qui nous tient particulièrement à cœur est celui de l’accessibilité des constructions aux handicapés. Nous y travaillons actuellement», estime Omar Farkhani, président du Conseil national de  l’Ordre des Architectes. Le second point que les participants aux Assises de samedi prochain auront à discuter a trait aux moyens d’accéder à une plus grande professionnalisation de la profession.
Cette dernière passe essentiellement par une mise à niveau des cabinets d’architecture, notamment à travers le regroupement. Actuellement, 1.600 architectes existent au Maroc et leurs conditions sont loin d’être satisfaisantes. La moitié des architectes fait un chiffre d’affaires de moins de 200.000 dirhams par année. Leur revenu net mensuel est donc inférieur à 5.000 dirhams, estime une étude menée en 2000 par les instances ordinales. Leur permettre de se regrouper en entités professionnelles plus grandes leur permettrait certainement d’envisager l’avenir avec beaucoup plus d’enthousiasme. Le troisième point à débattre se rapporte au développement d’une démarche démocratique, quant à la gestion de la profession. «C’est déjà le cas, mais nous estimons renforcer cette démocratie et rendre plus collégiale la gestion administrative et financière, afin d’éviter une certaine dilapidation de l’énergie et des ressources financières et humaines», estime M. Farkhani.
Les élus des architectes, réunis en conclave à Rabat, auront également à prendre des décisions concernant un sujet très chaud, celui du contrat d’architecture et de la commande.
«L’objectif est de réfléchir aux relations contractuelles qui existent entre l’architecte et ses clients. Des relations assez spéciales puisque tripartites avec l’existence de l’architecte, maître d’œuvre, le promoteur ou maître d’ouvrage et l’usager, celui à qui est destinée la construction », estime le président de l’Ordre.

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