Les ERAC assainissent leurs comptes

Les Erac (Etablissements régionaux d’aménagement et de construction) ont commencé l’année 2005 en beauté. Et pour cause, ces établissement sous tutelle du ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme ont liquidé toutes leurs dettes envers le Crédit Immobilier et Hôtelier (CIH) avant le 31 décembre 2004. C’est en effet jeudi dernier que ces établissements ont payé leur seconde et dernière tranche qui s’élève à 500 millions de dirhams, alors que la première tranche, de l’ordre de 300 millions de dirhams, a été versée en juillet dernier.
L’apurement de cette dette entre dans le cadre du plan d’assainissement de ces établissements régionaux. Plan mis en place par le Holding Al Omrane en vue de leur intégration. « Depuis sa création au premier semestre de l’année 2004, le holding Al Omrane a passé au crible la situation financière des différents ERAC. Il s’en est ressorti que quatre d’entre eux se trouvaient dans une situation très critique puisque leurs dettes à différents établissement bancaires, CIH notamment, étaient grandes et s’élevaient à plus de 800 millions de dirhams », estime Omar El Hassouni, directeur général-adjoint d’Al Omrane.
Et d’ajouter : « De plus, leur situation nette (représentant les capitaux propres) est devenue négative suite aux pertes successives cumulées ». Il était donc urgent pour le holding de prendre les choses en main pour, d’un côté, assainir la relation de ces établissements avec le CIH, qui, entre temps, avait intenté une action en justice pour récupérer les créances échues et non honorées tout en limitant les financements des projets de l’ERAC ce qui a paralysé leur activité. Ce plan d’assainissement a concerné les quatre ERAC en difficulté financière, c’est-à-dire ceux de Casablanca, Rabat, Fès et Oujda, et s’est déroulé en trois étapes.
Les ERAC étaient en premier lieu priés de liquider leurs stocks de produits finis en alignant les prix sur ceux des logements similaires produits par la concurrence.
En deuxième lieu, les équipements publics construits par les ERAC ont été restitués à la direction des Domaines, en contrepartie d’une centaine de millions de dirhams. En troisième lieu, il a été permis aux différents ERAC d’intégrer les avances du Fonds national d’achat et d’équipement de terrain (FNAT), inscrites à leur passif, afin de les comptabiliser dans leurs capitaux propres. « La solidarité entre les différents établissement régionaux a également été pour beaucoup dans l’assainissement de la situation financière des plus touchés d’entre eux », estime M. El Hassouni. Ainsi, des prêts croisés d’un montant global de 217 millions de dirhams, ont été contractés entre les établissements.
Ce redressement financier est devenu plus qu’urgent pour une deuxième raison, la plus importante pour les responsables d’Al Omrane, puisqu’il constituait une condition préalable à la transformation qui devait consacrer leur passage du statut d’établissement public à celui de SA (société anonyme).
Et c’est là un préalable à leur intégration au holding qui réunit d’ores et déjà les autres organismes sous tutelle du ministère chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme. « Dans notre plan d’origine, l’année 2005 était l’année de l’intégration de ces établissements à Al Omrane. Mais plusieurs retards ont été enregistrés. Comme les ERAC sont des établissements publics, c’est un texte similaire à celui qui les a créés qui devait décider de leur transformation en S.A. Ce projet a été effectivement élaboré et se trouve depuis quelques mois au Secrétariat général du gouvernement », estime le directeur général-adjoint d’Al Omrane.

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