L’Habitat fait le point

L’Habitat fait le point

Ils étaient tous à Ifrane ce week-end. Les 13 directions régionales des Omrane (holdind d’aménagement sous tutelle du ministère), les 7 directeurs généraux des ERAC (Etablissements régionaux) et les 20 Agences urbaines que compte le Maroc ont fait le déplacement pour l’habituel brain storming organisé par le département de l’Habitat et de l’Urbanisme tous les six mois.
En tout, 140 personnes, allant des secrétaires généraux, aux directeurs des programmes et, entre autres, aux différentes structures syndicales représentées au ministère. Calendrier oblige, l’heure était au bilan de la réalisation des chantiers durant les six premiers mois de l’année 2005. Un bilan que le ministre de la tutelle, Taoufiq Hejira estime légèrement en deça «des attentes chiffrées». «Le bilan ne correspond pas aux réalisations prévues sur une année divisée par 2 !», a tenu à rappeler M. Hejira.
Explication des directeurs concernés : dans l’habitat, la haute saison se situe plutôt dans la deuxième partie de l’année. Un alibi qui a ouvert la voie à un débat technique entre les différents organes du ministère et de ses partenaires régionaux. Ceci dit, d’ici la fin de l’année, le ministre espère franchir pour la première fois la barre des 100 000 logements. «Je veux pousser la machine jusqu’au bout. Ces deux dernières années ont été consacrées à la mise en place des projets et à la clarification de nos programmes. Nous passons désormais à la vitesse supérieure ».  Pour arriver au résultat affiché, le secteur public doit réaliser sa part, à savoir 60 000 logements. Ce qui, sauf surprise, sera réalisé d’ici le 31 décembre 2005.
En revanche pour le privé, qui doit réaliser 40 000 logements par an, la cadence doit s’accélérer pour arriver. Le ministère reste quand même optimiste sur la capacité des promoteurs immobiliers et des entreprises du BTP à relever le défi. Ceux-ci, via la FNBTP, préparent actuellement une permis de proposition dans le cadre de la loi du Finances 2006. Du reste,  la rencontre d’Ifrane a permis surtout au ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme de faire la jonction entre ses chantiers et l’INDH (Initiative nationale de developpement humain). Les points de jonction sont là : programme ville sans bidonvilles et gouvernance urbaine.  Casablanca reste le point nodal de ce programme. Dans la capitale économique, il y a 65 000 ménages qui habitent les bidonvilles.
Environ  17 500 logements sociaux ont été lancés. Le reste, soient 46 000, nécessaire pour la résorption des bidonvilles,  ne font encore objet d’aucune convention. D’où la réunion de suivi tenue hier à Casablanca, entre les gouverneurs et les responsables du département de l’Habitat et de l’Urbanisme. Cette rencontre s’inscrit dans la suite des orientations données par SM le Roi concernant l’aboutissement du programme de logements sociaux concernant les 46.000 ménages. 

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