L’immobilier en quête de rachat: Après une année 2014 difficile, 2015 démarre sous de bons auspices

L’immobilier en quête  de rachat: Après une année 2014 difficile, 2015 démarre sous de bons auspices

Décidément 2014 n’a pas été performante sur le plan immobilier. La tendance a connu un déclin inattendu puisqu’au lieu de la reprise, l’année s’est soldée par une décroissance. Un sentiment partagé par l’ensemble des promoteurs et agents immobiliers du Royaume.

Bien que la demande ait repris à partir du troisième trimestre, les disparités continuent de retentir au moment de l’accomplissement de l’acte d’achat. Et pour cause : un grand écart entre le prix psychologique et le prix affiché. Les acquéreurs attestent pour leur part ne pas trouver réponse à leurs attentes en termes de qualité et de prix. Le marché de l’immobilier a connu un essoufflement dans plusieurs villes du Royaume.

Citons, dans ce sens, Marrakech et Tanger où de nombreuses difficultés ont été relevées par les promoteurs. La morosité affichée durant l’année a coupé l’appétit à certains acteurs. Réticents, ils n’ont pas prévu de projets pour l’année 2015. Ce constat n’est quand même pas unanime. La communauté des promoteurs immobiliers garde son optimisme. Un regain de confiance est manifesté faisant de 2015 une année d’ouverture et de confrontation.

Ces impressions ont été recueillies par Mubawab qui vient de brosser le tableau 2014 du secteur. Contacté par ALM, Kevin Gormand, directeur du portail, s’attend à une reprise des transactions immobilières et une stagnation des prix, aussi bien au niveau de l’immobilier ancien que neuf. Par ailleurs, la conjoncture a été mitigée en 2014. La baisse des prix est l’élément phare de l’année. Le secteur a enregistré en octobre son plus faible prix moyen. 13.079 dirhams le mètre carré est l’estimation relevée en cette période.

Sur le plan géographique, le marché casablancais maintient son équilibre. La métropole a connu une conformité au niveau de la demande immobilière. La vente continue d’intéresser les Casablancais plus que la location. Cependant, le prix moyen du mètre carré est passé sous la barre des 15.400 dirhams affichant ainsi une baisse de 7,8% depuis janvier 2013.

En ce qui concerne l’immobilier neuf, cinq régions enregistrent un essor. Casablanca vient en tête du classement affichant un prix moyen de 14.500 dirhams par mètre carré. Le Tensift-Al Haouz vient en seconde position, soit un prix de 12.630 dirhams le mètre carré. Le prix moyen le plus bas a été en revanche relevé dans la région de l’Oriental se situant aux alentours de 6.500 dirhams le mètre carré.

En 2014, les appartements continuent de séduire les nouveaux acquéreurs. Ce type de logement détient une part de 74% de la structure des ventes. Les villas constituent, quant à elles, 14% de la structure, contre 5% de terrains, 4% des maisons et 3% de bureaux et commerces. Le marché immobilier locatif reste pour sa part impacté par la saisonnalité. Les plus fortes demandes ont été enregistrées en été. Les mois de juin et de juillet 2014 ont connu un pic de 51 et 52%. La tendance s’est légèrement repliée en août, soit une demande de 48%.

Le moyen standing : Un relais de croissance

De nouvelles orientations sont ouvertes aux promoteurs immobiliers. Le moyen standing est incontestablement l’un des segments porteurs du marché. Les opérateurs sont donc appelés à rattraper le retard observé dans ce sens. Quant au segment social, sa montée à l’international serait profitable aux opérateurs nationaux où ils partageront leur expertise dans des zones où le déficit en logements se fait de plus en plus sentir.

Les opérateurs, notamment ceux cotés en Bourse, sont appelés à améliorer leur gestion des besoins en fonds de roulement. Un processus qui s’appuie éventuellement sur la limitation des acquisitions en foncier et sur le ralentissement du rythme de production.

 

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