Mieux gérer le patrimoine immobilier de l’État

Mieux gérer le patrimoine immobilier de l’État

39.500, c’est le total des logements dont l’Etat marocain dispose. Le chiffre a été donné par le ministre des Finances et de la privatisation, Fathallah Oualalou lui-même, dont le département, signalons-le, gère les retombées financières de ce patrimoine immobilier étatique.
A ce sujet, M. Oualalou, qui répondait à une question orale à la Chambre des représentants sur le règlement des loyers de ces logements, a souligné que les locataires ne versent qu’un loyer dérisoire, de l’ordre de 42 dirhams par mois, qui n’a pas été révisé depuis des années. Et c’est là un grave problème pour le ministre qui n’a pas oublié de donner des exemples sur des locataires ou bénéficiares de ce genre de logement qui non seulement occupent ces logements à des prix très en deçà de leur valeur réelle mais qui n’ont pas en outre hésité à céder le pas-de-porte ou à sous-louer à des prix élevés. Ces transactions nuisent aux intérêts de l’Etat et violent les dispositions des contrats de bail signés avec les locataires, a-t-il ajouté.
Pour faire face à la situation, le ministre a mis en avant plusieurs actions à entreprendre. La première est un accord signé avec la Compagnie immobilière foncière marocaine (CIFM) qui gère ce patrimoine. Un accord qui prévoit la réalisation d’un recensement pour vérifier si les locataires résident effectivement dans les logements qui leur sont attribués. Pour dépasser cette situation, a-t-il dit, la Compagnie va fixer le montant des loyers en fonction de l’emplacement et de la nature des logements et encourager leur achat par leurs occupants avec des facilités de paiement. Il est prévu que le paiement soit échelonné sur 15 ans avec un taux d’intérêt ne dépassant pas 3%, a-t-il précisé.

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