Quand Fès se met sur son trente et un

Il s’agit principalement des quartiers de Sahrij Gnaoua, Aïn Nokbi et Jnanates formant un espace urbain hétérogène, prenant la forme  » d’un croissant de pauvreté  » qui ceinture la Médina, sur une superficie totale de plus de 350 ha. Réalisée dans le cadre des efforts de mise à niveau de la ville de Fès et de sa requalification spatiale en partenariat avec les autorités locales et les services techniques concernés, en collaboration avec l’institut d’aménagement et d’urbanisme de la Région d’Ile de France (IAURIF), l’étude a pour objet l’établissement d’une meilleure articulation socio-économique et spatiale entre la Médina de Fès et son espace périphérique. L’Agence vient de lancer une enquête socio-économique auprès des habitants, ont confié des responsables de l’AUSF à la MAP, estimant que si des résultats positifs et probants sont de plus en plus perceptibles en Médina, dans le long processus de sa sauvegarde et de sa réhabilitation, des actions complémentaires doivent être menées en extra-muros, en zone périphérique.  » Cette zone connaît de plus en plus une urbanisation accélérée, spontanée parfois, donc désorganisée et souffre d’une très forte densité, plus de 600 habitants /ha  » et connaît aussi, selon l’AUSF, « un déficit élevé en équipements publics (près de 45 élèves par classe dans le primaire), des problèmes de la circulation et d’accessibilité, d’assainissement, d’environnement et d’absence de zones d’activités structurées (la quasi-totalité des activités est informelle et exercée à domicile ou dans des lieux impropres).
 » Ces espaces périphériques qui, dans le passé, ont joué un rôle primordial dans l’histoire urbaine de la capitale spirituelle, en tant que lieux de contacts avec le monde extérieur, de production vivrière et de loisirs, villégiature et de détente (Nouzha), n’ont plus cette fonction « . Ils constituent aujourd’hui , de plus en plus, un réceptacle à une urbanisation spontanée, pouvant aboutir à une rupture de l’équilibre économique et écologique de la médina. Par ailleurs, les espaces libres encore préservés autour de la médina sont soit occupés par les cimetières, soit présentant une topographie très accidentée difficilement urbanisable, telle que la vallée de Wislane, ou bien les zones protégées par une réglementation spécifique, telle que celles des fouilles archéologiques des Mérinides au Nord et le parc Oued Fès à l’Ouest. La problématique de la médina et de l’intégration de ses espaces périphériques, estiment les responsables de l’Agence, nécessite dorénavant une nouvelle approche différente de celle suivie jusqu’à présent.
Elle consiste en l’élaboration de documents réglementaires, définissant leur développement et aménagement pour une durée déterminée (10 années), sans pour autant se préoccuper de toutes les interactions qui peuvent se développer et de leurs conséquences sur l’ensemble de l’agglomération.

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