Repenser l’habitat social

Repenser l’habitat social

La semaine dernière s’est tenue à Casablanca la 31ème conférence internationale sous le thème : «Habitat social intégration urbaine », organisée par le Réseau Habitat et Francophonie en collaboration avec la CDG Développement. Si la première journée de cette rencontre, qui a réuni un grand nombre de spécialistes, architectes et ingénieurs venus de nombreux pays francophones, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique, a été consacrée à l’habitat social et gouvernance urbaine », thème qui a vu intervenir de nombreux experts concernant notamment les nouvelles gouvernances, le processus de développement intégré, la seconde journée a été réservée à une visite à plusieurs projets, celui du relogement et recasement des habitants de Douar El Kora à Rabat, ainsi que le projet d’aménagement de la baie de Bouregreg. Pour ce qui est de la troisième journée, elle a été consacrée aux différents types de partenariats en matière de lutte contre l’habitat insalubre ou anarchique.
Il a beaucoup été question de partenariat public-privé.
Dans ce sens, le cas du Groupe CDG a été exposé par Ahmed Darouich, directeur général de CDG-Développement. S’intéressant à plusieurs métiers immobiliers dont la promotion et l’aménagement ainsi que le développement d’autres services à l’immobilier telle la gestion locative, la CDG a investi dans plusieurs projets d’habitat social. Les projets de Dour El Kora et Mers El Kheir, tous deux à Rabat, ont été cités en exemples. Leur montage financier également, ce qui a fait apparaître l’apport du privé dans ce genre de projets à vocation sociale. Un autre partenariat, avec le secteur associatif, a également été exposé. C’est le cas de la SONACOTRA, organisme français spécialisé dans le logement des très démunis. L’intervention de Marie-Noëlle Rosenweg, directrice du cabinet du président dudit organisme, a en effet été axée sur l’importance d’intégrer les bailleurs sociaux dans la conception de toute solution en matière d’habitat social. Plusieurs expériences ont été citées en exemple notamment celle de l’association parisienne Aurore qui a pris en charge l’accompagnement psychologique des résidents de quatre résidences sociales réservées aux femmes victimes de la violence.
Le Réseau Habitat et Francophonie regroupe, signalons-le, des professionnels de l’habitat social (aménageurs, opérateurs, financeurs, gestionnaires…) venant de 20 pays. Créé à Paris le 3 décembre 1987, cette organisation internationale non gouvernementale se reconnaît dans l’article 25 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme consacrant le principe du droit au logement.
Le Réseau Habitat et Francophonie reste donc soucieux de maintenir, de créer ou de développer des politiques de logement à prix très abordable.

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