Un marché à deux vitesses

Un marché à deux vitesses

Hassan Moujahid est un jeune dirigeant d’un cabinet d’expertise international. Pour l’installation au Maroc du bureau régional Afrique du Nord de son entreprise-mère, il n’a pas beaucoup hésité avant de choisir les bureaux flambant neufs de Sidi Maârouf. «Nous n’avions pas trop le choix. Il nous fallait trouver un bon compromis entre l’emplacement, le prix et surtout la proximité de nos partenaires et nos clients. Ce qui demeure un critère qui a lourdement pesé dans la prise de décision finale. Et le cabinet de Hassan Moujahid est loin d’être le seul dans ce cas de figure. Nombreuses sont les grandes entreprises nationales ou les bureaux de multinationales qui ont choisi cette partie de Casablanca pour s’établir.
Pour les satisfaire, des immeubles modernes offrant de grands plateaux bureaux poussent comme des champignons dans la métropole. Cette nouvelle génération de bureaux a été inaugurée par «Le Zénith» sur la route d’El Jadida à Casablanca. Ce complexe d’immeubles a révolutionné la conception des locaux à usage de bureaux. En effet, en 1998, peu d’entreprises étaient implantées dans cette zone.
Aujourd’hui, ce lotissement est désormais considéré par beaucoup comme le technopôle de la capitale économique du Royaume. D’autres poussent même le parallèle jusqu’à le comparer à la célèbre «Silicon Valley» californienne. «A ces sociétés, nous essayons de faire une offre globale et moderne répondant à un cahier des charges précis», estime un professionnel du secteur. Les principes de succès d’un local à usage de bureaux sont partout les mêmes : efficacité, accessibilité, sobriété, élégance et performance. Tout est mis à profit. En ce qui concerne leur architecture notamment, les locaux flambant neufs entendent offrir à leurs clients un espace dont l’agencement s’articule autour de trois grands principes : modularité, flexibilité, communication, et ce pour permettre à l’entreprise d’agencer différentes surfaces et de les aménager à sa guise.
Les plateaux prennent donc en compte les notions d’espace individuel et d’expression de la personne dans son cadre de travail. «Le marché de l’immobilier à usage de bureaux demeure toutefois un bon indice pour ceux qui veulent juger du dynamisme de l’économie nationale. Il n’y a qu’à faire un petit calcul de tous les locaux à usage de bureaux qui se louent ou s’achètent pour se faire sa propre idée», annonce un agent immobilier en plaisantant avant de préciser qu’à Casablanca par exemple, un autre type de clientèle évoluent également sur ce marché bien particulier. Ce sont les adeptes de la location, des professions libérales qui cherchent un petit local dont la superficie varie entre 60m2 et 100 m2. «Cette clientèle a un souci d’économie et cherche des locaux à usage de bureaux à moindre prix.
C’est pour cela qu’elle a, dans la plupart des cas, recours aux bureaux dans des immeubles résidentiels, même si ceci pose des problèmes de copropriété et nécessite une autorisation préalable du syndic de l’immeuble», estime Fatiha Jamil, gérante de l’agence immobilière Mafa Immob. Et pourtant, le marché est loin d’être animé. En effet, lors des six dernières années, les professionnels ont constaté un fort recul de la demande. «Mais paradoxalement, cette baisse de la demande ne s’est pas reflétée sur les prix qui n’ont pas bougé d’un pouce. Pour l’achat, un plateau bureau varie toujours entre 7.500 et 9.000 DH le mètre carré alors que pour le louer, la moyenne se situe entre 90 et 120 DH le mètre carré par mois», estime ce professionnel.

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