Un nouveau contrat-programme en vue

Un nouveau contrat-programme en vue

Mohamed Chaibi veut son contrat-programme. Le président de l’Association professionnelle des cimentiers souhaite une sorte de charte regroupant les engagements réciproques entre le gouvernement et les entreprises du secteur. Les cimentiers ne sont pas les seuls à partager cette vision. L’ensemble du secteur, entreprises du spécialisées dans les matériaux de construction (céramique, fer à béton, articles en marbre, carreaux céramique…) veulent des engagements objectifs et réciproques avec le gouvernement.
Mecredi 26 janvier, les représentants des professionnels du secteur des matériaux l’ont rappelé à Salah Eddine Mezouar, en plein tour d’horizon des secteurs industriels. Des discussions qualifiées de constructives de part et d’autre. Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’Economie a écouté «attentivement », selon les dires des professionnels, les doléances du Bureau de la Fédération des industries des matériaux de construction (FMC), entité créée en 1995 et membre de la CGEM.
Celles-ci portent sur les actions à mettre en place pour accélérer la mise à niveau et le développement des entreprises opérant dans la filière. Le président de la FMC, Youssef Ennadifi, également P-DGde Holcim Maroc, souhaite notamment que la coopération avec le ministère soit inscrite dans un contrat-programme pour réaliser des objectifs bien définis.
Concrètement, les professionnels espèrent arriver, d’ici 2010, à une centaine de normes obligatoires édifiées pour les opérateurs du secteur. Ceci en ce qui concerne les engagements de la profession. En retour, la FMC juge impératif la mise en place d’un plan d’accompagnement en faveur des producteurs des matériaux de construction et la réduction des coûts des facteurs. Les coûts de l’énergie pèsent énormément sur les comptes des entreprises du secteur.
D’après un opérateur, ces coûts sont quarante fois moins chers en Egypte qu’au Maroc, et quatre fois moins chers qu’en Europe. La réduction du TIC (taxe intérieure de consommation) fait que cette taxe ne rentre plus dans les premiers éléments de renchérissement des coûts, poursuit l’industriel.
L’intérêt des professionnels se porte aussi sur la zone arabe de libre-échange, nouvellement créée. Ce nouvel environnement économique invite les professionnels marocains du secteur de la construction à édifier une stratégie face à la concurrence grandissante.
Dans le fond, la FMC reste optimiste. «Il y a un progrès sensible dans le dialogue engagé avec le ministère », rappelle M. Ennadifi, rassuré quant à la volonté des professionnels d’arriver à bout de leur programme de mise à niveau. Celle-ci passe par la normalisation, indispensable pour offrir la qualité à prix compétitif.
Une vision partagée par M. Mezouar qui a rappelé les points cardinaux de ce processus de mise à niveau : valorisation des ressources et du potentiel de chaque activité. Dans son intervention, le ministre a insisté sur la mise en place des certificateurs et des procédures de qualité. L’objectif, précise le ministre, c’est de garantir la pérennité et le développement.

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