Ventes de villas: Des prix en baisse

Ventes de villas: Des prix en baisse

Depuis le début de l’année, le secteur de l’immobilier connaît une accalmie sur les prix des villas. Bank Al-Maghrib et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), en publiant les indices des prix des actifs immobiliers (IPAI)  au titre du premier trimestre de cette année, confirment cette tendance. Ainsi, l’on apprend que les prix des actifs immobiliers ont enregistré globalement une stagnation à travers les grandes villes du Royaume. Pour les prix des villas, ils ont diminué de 1,6% par rapport au premier trimestre 2013 et ont chuté de 3,5% par rapport au quatrième trimestre 2013. Pour ce qui est du nombre de transactions portant sur les villas, il a augmenté de 16,9% sur un an et chuté de 12,7% d’un trimestre à l’autre, selon la même source.

En glissement trimestriel, l’indice des actifs résidentiels a baissé de 0,4%, traduisant une diminution des prix de 3,3% pour les maisons et de 3,5% pour les villas. En revanche, les prix des appartements se sont accrus de 0,5%, selon l’IPAI établi par la banque centrale et l’ANCFCC. Quant au nombre de ventes, il a accusé un repli de 3,3% reflétant le recul de celles concernant les appartements de 2,4%, les maisons de 11,5% et les villas de 12,7%.
En glissement annuel, les prix se sont légèrement dépréciés de 0,1%, traduisant la baisse de ceux des appartements, des maisons et des villas, indique-t-on dans ce rapport. Le nombre de transactions a, quant à lui, augmenté de 10%, suite principalement à l’augmentation de 12,5% des ventes des appartements.

Cette accalmie que connaît les prix des villas profitera certainement aux ménages marocains désirant espace, confort et calme. Mais, le prix à lui seul ne suffira guère pour répondre aux besoins spécifiques de cette clientèle à la recherche du luxe. «La dynamisation du secteur passera par l’enrichissement, l’originalité, l’exclusivité des offres, soit tout ce qui fait de l’offre un luxe aux yeux du Marocain, et non par un développement à grande échelle sur tout le Royaume. Le segment du grand luxe a besoin de fantaisie pour séduire les potentiels acheteurs qui ne l’ont pas encore été. Cette touche peut être apportée par des artistes du luxe pour faire de leur future demeure un objet d’art à grande valeur et le différencier du haut standing par les matériaux et de partenariats avec de grandes marques et d’artistes», souligne Alexandre Allanic, responsable communication du portail immobilier Mubawab Maroc.

Cette nouvelle tendance a permis, entre autres, au secteur de l’immobilier de luxe à Marrakech de renouer avec son dynamisme du début des années 2000. Une dynamique liée essentiellement au retour de la clientèle étrangère.

Selon des opérateurs de la ville ocre, cette dernière est séduite principalement par la proximité du Royaume avec le continent européen, le climat doux et un ensoleillement presque tout au long de l’année.

«L’immobilier du luxe et du haut standing connaît un développement important dans le monde. Le Maroc devient de plus en plus une référence mondiale pour ce secteur. Si la destination Maroc continue sur sa lancée et que la demande intérieure ne baisse pas, le secteur devra connaître une évolution importante d’ici la fin de l’année. Pour le prix du mètre carré, il devrait se stabiliser sur les grandes villes marocaines sauf Rabat dont le m2 continuerait à courber», ajoute M. Allanic
Nationaux ou étrangers, ils sont tous les deux attirés par les produits immobiliers de haut standing.

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