Impact de la hausse des cours de pétrole sur l’économie

Dans une note de ce département, il est relevé que les prix de pétrole brut ont connu, depuis le début de l’année 2004 une flambée sur le marché international, dépassant la barre de 40 dollars le baril, notamment sur le marché américain.
Cette évolution revêt un caractère d’autant plus sensible pour le Maroc, vu que les produits énergétiques représentent globalement jusqu’à 30 pc de la consommation intermédiaire des branches d’activités économiques nationales et que les besoins de l’économie marocaine dans ce domaine sont quasi-totalement satisfaits par les importations, indique cette note d’information du haut Commissariat au Plan.
Dans l’hypothèse où l’Etat n’intervient pas pour contenir les répercussions de la hausse substantielle des cours internationaux du pétrole et sachant que ceux-ci sont passés d’un cours moyen de 28 dollars le baril en 2003 à près de 36 dollars le baril prévus en moyenne pour 2004, soit une augmentation de 30 pc, ces répercussions se manifesteraient par une augmentation moyenne des prix intérieurs de l’énergie de près de 3,5 pc, une baisse de la demande intérieure en produits énergétiques d’environ 1,5 pc et une hausse de 0,15 pc du niveau général des prix à la production, ajoute la note d’information.
Selon cette même hypothèse, il s’ensuivrait également un fléchissement des exportations globales de 0,19 pc, une augmentation des imputations de 0,2 pc, une détérioration du solde courant de la balance des paiements de 0,44 point de pourcentage du PIB, un accroissement des prix à la consommation de 0,24 pc, une régression de la consommation réelle des ménages de 0,21 pc et une baisse du produit intérieur brut réel (PIB) d’environ 0,15 pc, selon la même source.
Toutefois, au niveau des finances publiques et malgré la baisse de l’activité de production, la hausse des importations en volume et en valeur améliorerait l’épargne publique d’environ 0,2 point de pourcentage du PIB.
Pour atténuer ces effets, deux mesures sont souvent envisagées, à savoir l’augmentation des dépenses de compensation ou la révision à la baisse des taxes sur les produits pétroliers, ce qui, dans un cas comme dans l’autre, se solderait par une augmentation du déficit budgétaire de l’ordre de 0,3 à 0,4 point de pourcentage du PIB, précise la même source.

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