Indicateurs : Le HCP confirme une croissance de 8% en 2006

Indicateurs : Le HCP confirme une croissance de 8% en 2006

La croissance économique marocaine a réalisé un bilan positif sur l’année 2006, drainé par les résultats affichés au registre des exportations et des investissements. Ce constat, tiré par le Haut Commissariat au Plan (HCP), au moment d’arrêter les comptes nationaux provisoires sur l’année 2006, relève une hausse de croissance de 8%, essentiellement due à la performance du secteur agricole qui a signé une hausse de 25%. L’ensemble des autres secteurs a, quant à lui, marqué un « +5% », et les impôts nets des subventions affectant les produits se sont hissés de 12,7%.
Les chiffres du HCP dévoilent, aussi, une hausse de 10,5% en 2006 quant aux exportations des biens et services, contre 10,3% en 2005, en parallèle des importations dont l’évolution a été marquée par la baisse (6,7% en 2006 contre 7,3% en 2005)
la formation brute du capital fixe, pour sa part, a enregistré une hausse de 8,3%, contre 7,4% en 2005, figeant le taux d’investissement, en 2006, à 28,7% contre 28,5% au bilan de l’année d’avant.
D’autre part, les dépenses de consommation finale des ménages, avec 3,9% de plus en 2006 contre 1,1% en 2005, et les dépenses des administrations publiques, gagnant 3,8%, marquent une croissance évidente par rapport à l’année 2005.
Sur le registre des revenus, le HCP communique sur une hausse des revenus essentiellement drainée par l’activité économique en plein essor.
C’est ainsi que le revenu national brut disponible s’est hissé de 10,3% en 2006, en raison, notamment, de l’évolution du PIB en valeur de 10,1% et de la croissance de 12,6% des revenus extérieurs nets. Aussi, le taux d’épargne présente un résultat de 31,9% en 2006 par rapport à 29,8% en 2005.
Il faut souligner que, du côté des échanges avec l’extérieur, le Maroc cumule une capacité de financement de 16,3 milliards de dirhams, autrement dit 2,8% du PIB.
Si l’année 2006 a été «une bonne année» du point de vue agricole, il n’en demeure pas moins que le succès cumulé du secteur, en 2006, ne persiste pas de manière aussi vivace en 2007.
Les prévisions faites ont ciblé juste. L’impact du secteur agricole sur le bilan économique national est évident.
Pour rappel, dans son analyse conjoncturelle d’avril 2007, le HCP avait mis l’accent sur les contre- performances agricoles de cette année qui virent vers la baisse, en raison de la faiblesse et l’irrégularité des précipitations, ce qui aboutirait à la baisse des récoltes céréalières (-13% sur les superficies semées en céréales par rapport à la moyenne des cinq dernières années). Dans ce contexte, le secteur de l’élevage, souffrant de l’insuffisance du couvert végétal et du renchérissement des aliments de bétail, cèderait aussi.
Pour sa part, le Centre marocain de conjoncture prévoit un maximum de 0,4% en terme de croissance pour l’année en cours, pénalisé essentiellement par un PIB agricole en baisse de 22,9%.
Dans le même sens, les diverses spéculations faites en matière conjoncturelle s’accordent, toutes, à prévoir une année médiocre pour ce qui est du secteur agricole. C’est la pire « année agricole depuis longtemps ».
Les prévisions, aussi, vont dans le sens d’une recrudescence de 77% par rapport à la campagne précédente sur le volet de la production céréalière.
Résultat. Une chute de 10% sur l’apport du secteur agricole à l’économie. Pénalisé par les périodes de sécheresse, le secteur agricole, vecteur essentiel de la croissance économique nationale, répercute ses résultats sur beaucoup d’autres branches d’activités.

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