Industrie : Etude sur les «Briques et tuiles»

Industrie : Etude sur les «Briques et tuiles»

L’Agence nationale pour la promotion de la PME (ANPME), la Fédération de l’industrie des matériaux de construction (FMC) et l’Association professionnelle des briquetiers (APB) ont organisé le 27 mars 2006, un séminaire de restitution de l’étude d’analyse du potentiel de la branche industrielle « Briques et tuiles en terre cuite » au Maroc. Financée par la Commission européenne dans le cadre du programme « Appui aux Entreprises » (PAE), cette étude s’est fixée comme objectif de présenter la branche, de mesurer la compétitivité des entreprises marocaines par rapport à des entreprises leaders en Europe à travers un «benchmarking», de proposer des recommandations et un plan d’action, de fournir un référentiel d’information pour la mise à niveau et d’animer un séminaire d’information et de sensibilisation. Cette mission a nécessité deux mois de travail dirigés par deux experts : un expert marocain et un autre international. Ces derniers ont visité une quinzaine de briqueteries qui représentent plus de la moitié du chiffre d’affaires déclaré. Ces briqueteries sont généralement, la propriété de familles ou de groupes familiaux. Cinq entreprises sur les 86 que compte au total cette branche, représentent à elles seules : 36 % du chiffre d’affaires global, 36 % de la production totale, 28 % des investissements réalisés et 15 % des effectifs permanents.
L’intérêt de cette étude est, bien évidemment, de proposer une stratégie de développement déclinée en recommandations et en un plan d’action concret pour l’accompagnement des entreprises du secteur. Un secteur qui, comme le rappelle Salah Eddine Mezouar, a participé en 2004 à hauteur de 6,6 % dans la production globale des industries de transformation, soit 12,3 milliards de DH, générant ainsi une valeur ajoutée de près de 5 milliards de DH, ce qui repésente 8,8% de la valeur ajoutée industrielle.
« Avec près de 650 établissements en 2004, l’activité de fabrication des matériaux de construction emploie près 24000 personnes, représentant ainsi 5 % de l’effectif global du secteur industriel. En matière d’investissement, le secteur de fabrication des matériaux de construction a investi, en 2004, 1,3 milliard de DH, soit 11,4 % des investissements du secteur industriel », précise M. le ministre.
L’étude sur l’industrie des briques et des tuiles apporte des détails et des chiffres récents. Elle est répartie en sept grands chapitres. Le premier chapitre est consacré aux aspects «technologiques» de la fabrication des briques et tuiles. Il rappelle l’importance primordiale des deux premières étapes que sont l’extraction de la terre et de sa préparation pour obtenir un produit de qualité. Le deuxième chapitre est une analyse des déterminations de la demande en briques. Selon l’étude, la production marocaine est égale à la consommation parce qu’il n’y a ni exportations ni possibilité significative de stockage.
Le taux moyen de pénétration de la brique est moyen au Maroc, mais il recouvre en fait de grandes différences entre le Nord et le Sud. Certaines régions ne connaissent pas du tout l’usage des briques en terre cuite comme c’est le cas dans le sud du Maroc.
Mais dans d’autres régions, comme le Nord, tous les murs sont en briques et les chantiers de construction sont colorés en rouge.
En ce qui concerne les consommations spécifiques, l’analyse précise que le Maroc se situe entre la France et l’Allemagne, loin derrière la Tunisie, l’Algérie et l’Espagne.
Les cinq derniers chapitres se présentent comme suit : « Analyse des caractéristiques de l’offre des entreprises », « Analyse du cadre d’opération de la branche brique », « Analyse « SWOT » de l’industrie de la brique », « Benchmarking de la branche brique » et enfin « Plan d’actions ». L’étude rappelle vers la fin de son analyse que la brique de terre cuite, grâce à ces propriétés spécifiques peut, et devrait reprendre des parts de marché aux matériaux concurrents.
Enfin, la présentation des conclusions de cette étude sur les briques et tuiles en terre cuite a été suivie par un protocole d’accord signé entre l’ANPME, le PAE, la FMC et l’APB. Celui-ci porte sur la mise en œuvre et la concrétisation des actions de Conseil et d’Assistance Technique (C&AT) au profit des membres de l’APB et de la FMC dans le cadre du processus de modernisation compétitive des entreprises.

 Mise en œuvre du plan d’action


Le plan d’action sera mis en œuvre au travers d’un comité de pilotage. Celui-ci sera composé de représentants des associations professionnelles, des fabricants de terre cuite les plus motivés, de l’administration et des organismes qui aident au financement.
Ce comité choisira le mode le plus adapté pour la mise en œuvre du plan de façon à lui donner une forte impulsion. Il sera ensuite chargé de suivre le développement du projet pour son efficacité maximale au bénéfice de l’industrie marocaine. Il discutera des options à prendre, du suivi du programme, de la réalisation des différentes actions, de l’évaluation de l’avancement technique et financier, et des réorganisations et réorientations éventuelles à effectuer. Il suivra à la fois le programme général réalisé principalement par les briqueteries et le programme de soutien réalisé avec l’aide de bureaux techniques et de consultation.
Le comité se réunira de façon périodique, par exemple trimestrielle, avec des rencontres à la demande sur des sujets particuliers.

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