Industrie : Les banques françaises critiquent Bruxelles

Le rapport de la Commission européenne exposant une concurrence insuffisante sur le marché de la banque de détail et des moyens de paiement «repose sur une méthodologie peu claire, (et) laisse planer de nombreuses incertitudes», déclarent les banques françaises.
Dans un communiqué publié mercredi après la présentation de ce rapport par la commissaire à la Concurrence Nellie Kroes, la Fédération bancaire française (FBF) indique en outre qu’elle attend de la Commission de Bruxelles «une clarification sur les évolutions des modèles économiques qu’elle souhaiterait promouvoir» pour la mise en place de l’Espace unique de paiements en euro (Sepa). Dans son rapport, l’exécutif européen met en cause «l’existence de nombreux obstacles à la concurrence, qui renchérissent inutilement le coût des services bancaires de détail pour les entreprises et les consommateurs européens» et se dit prêt à agir pour y remédier, notamment sur le marché des cartes de paiement. Sans attendre une «analyse détaillée» de ce rapport, qu’elle entend mener, la FBF estime que «le cloisonnement des marchés de la banque de détail en Europe n’est pas lié à des pratiques anti-concurrentielles mais résulte de la diversité des comportements dans l’utilisation des services bancaires en Europe, liée à des facteurs historiques et culturels et surtout à des situations législatives et réglementaires nationales différentes». S’agissant de la France, elle fait valoir que le pays compte sept grands réseaux nationaux, «ce qui est un gage de concurrence forte», et ajoute qu’ils ont pris des mesures pour favoriser la mobilité des clients. "La mobilité des clients en France est dans la moyenne européenne et en outre, 30% des clients ont plusieurs banques», dit-elle en encore. Elle déplore que Bruxelles n’ait pas pris en compte dans son rapport ce dernier phénomène «qui permet de basculer d’une banque à une autre sans que ce changement soit comptabilisé dans l’évaluation de la mobilité». Pour les moyens de paiement, la Fédération assure qu’il n’y a pas d’obstacles à de nouveaux entrants sur le marché français

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *